July 3 2009 - 23h48



  Forum : Amour  
 

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  Parole aux infidèles
Unknown
  2004-07-10 Topic  


Parole aux infidèles

(un peu long mais intéressant)

Ils n'ont pas le beau rôle et on leur donne rarement la parole. Mais ces méchants ne le méritent-ils pas? Ne font-ils pas souffrir impunément ceux qui les aiment? Tous des sans-cœur, alors, les infidèles? Ce n'est pas aussi simple, on s'en doute bien. À preuve, ces témoignages parfois touchants...
Par Janine Renaud

Quand on écrit sur l'infidélité, c'est généralement sur la personne trompée qu'on se penche, sur ses états d'âme, son chagrin, sa douleur. L'infidèle, lui, reste dans l'ombre. Il n'en sort que pour être honni, bafoué, accusé: c'est le tortionnaire. Quoiqu'on en pense, il s'agit malgré tout d'une personne qui a, elle aussi, le droit d'être entendue. C'est pourquoi nous donnons aujourd'hui la parole aux infidèles, sans porter de jugement sur eux. Nous présentons également, en complément les propos de quelques psy. Les commentaires de ces professionnels sont d'ordre général et non en lien direct avec les témoignages présentés dans l'article; ils s'appuient sur l'expérience de nombreuses années de pratique.


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L'ACCIDENT

Paroles d'infidèle
«C'est arrivé une fois. Un accident. C'est comme courir, glisser sur de la glace et tomber. Bien sûr, je n'aurais pas dû courir, j'aurais dû me méfier de la glace et je ne serais peut-être pas tombé, mais, ça, c'est ce qu'on se dit après.» Émile est un mari et un père heureux, un homme pas compliqué. Il aime sa femme, même si ce n'est plus avec la passion d'il y a 20 ans. «Je n'ai jamais pensé à la tromper. Je ne reluque pas les autres femmes, je n'ai pas la tête à ça.» Émile est représentant, il est souvent en déplacement. Un soir où il est loin, après une journée où tout a mal été, il décide de s'offrir un bon repas au resto. «Oui, j'ai pris un apéro, du vin avec le repas, puis un digesto. Mais je n'étais pas ivre, ce serait trop facile de mettre ça sur le dos de l'alcool.» Toujours est-il que, un regard, une rencontre, une conversation... De fil en aiguille, Émile se retrouve au lit avec Claire, une prof dans la jeune trentaine. Lui a 47 ans. «Je ne suis pas tombé amoureux, j'ai juste perdu la tête. J'avoue que cela a été très agréable, mais je me suis senti tellement mal, le lendemain matin, et je me sens encore tellement mal quand j'y repense que je ne veux plus jamais revivre ça!»

Émile a aussi eu peur: il n'avait pas mis de condom. Pendant des semaines, en attendant le résultat des tests, il s'est inventé mille et un prétextes pour ne pas faire l'amour avec sa femme. «Le pire, c'est que ça n'a pas semblé la déranger. Ça m'a mis tout à l'envers.» Émile est bien mêlé. «Je sais que j'ai trahi ma femme, sa confiance en moi, j'ai manqué à ma parole envers elle. Je n'ai pas été correct. Mais en même temps, je suis fâché contre elle parce qu'elle n'a pas réagi à notre absence prolongée de relations sexuelles. Je me demande si elle tient à moi autant que je le pensais. C'est moi l'infidèle, mais je me sens comme si c'était elle qui m'avait trahi. Et comment voulez-vous que je lui en parle sans lui révéler mon histoire?» Ce qu'Émile pensait être une aventure sans lendemain est en train de chambouler sa vie. «Et puis, si moi j'ai eu un "accident" qui me dit qu'elle ne peut pas en avoir un, elle aussi? J'ai l'air fin: mon infidélité m'a rendu jaloux!»

Commentaires de psy
«Potentiellement, n'importe qui peut devenir infidèle, dit François St Père, psychologue. Mais les hommes dans la quarantaine ou au début de la cinquantaine sont particulièrement vulnérables. Leur apparence se transforme, et ils éprouvent le besoin de tester leur pouvoir de séduction. Parfois, ils veulent aussi savoir ce qu'ils valent au lit, par exemple, pour tenter d'infirmer certaines difficultés qu'ils éprouvent avec leur partenaire, pour savoir si ces problèmes viennent d'eux ou pas. En passant, une personne sur deux ne se protège pas lors d'une relation extraconjugale.»

Selon la psychologue Hélène Boisvert, l'infidélité ne se situe pas tant par rapport à l'autre que par rapport à la parole donnée. «Quel est mon engagement envers mon conjoint, ma conjointe? Ce n'est pas toujours clair, défini, parce que, comme pour tout autre sujet de communication dans un couple, on s'imagine que l'autre pense la même chose que soi, alors que ce n'est pas forcément le cas. Quand on donne sa parole, on se situe par rapport à l'autre, on lui dit où on en est. Être fidèle, c'est s'engager à être droit, ce qui implique d'être cohérent avec les actes qu'on pose. Dès que je me place dans une situation où je pourrais tromper l'autre, dès que je commence à jouer avec le feu, c'est déjà de l'infidélité selon moi. C'est un avertissement, le signe qu'il y a quelque chose de trouble dans ma vie de couple.»


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LE BONHEUR

Paroles d'infidèle
«J'ai trompé mon mari pendant six mois, il y a trois ans, et cela m'a rendue bien heureuse.» Ces mots d'Odile me laissent bouche bée. «J'ai 55 ans. Je me suis mariée à 18 ans, vierge, le croiriez-vous? Mon mari l'était probablement lui aussi. Nous ne connaissions rien à la sexualité, à l'amour, à la vie de couple. Nous avons fait notre possible, mais les modèles que nous avions n'étaient pas très instructifs. Nous avons acheté une maison, eu des enfants, tout le tralala. Nous avons fondé une famille mais nous n'avons jamais formé un couple, en tout cas pas au sens où on l'entend aujourd'hui.» Odile veut dire par là qu'ils n'ont jamais échangé, partagé, communiqué, qu'il n'y a pas de complicité entre eux, pas d'intimité, juste le quotidien bête et banal, un terreau bien pauvre pour nourrir une relation conjugale. «Notre amour est pour ainsi dire mort-né. Nous sommes restés ensemble parce que nous pensions que c'était ça, la vie. Et pour les enfants. Et puis, si nous n'étions pas heureux, nous n'étions pas malheureux.»

Au bout de 34 ans de cette union sans relief, Odile rencontre par hasard, dans une librairie, un ancien ami de son frère. «Je suis allée prendre un café avec lui, en toute innocence, et je suis tombée amoureuse.» Odile se tait, soupire. «Paul - c'est son nom - était ce qu'on appelle un homme à femmes. Il avait le tour. Le tour de séduire, de faire l'amour. Je n'ai jamais eu d'orgasme avec mon mari. En fait, j'ai eu mon premier orgasme dans la trentaine, en me masturbant dans le bain. Avec Paul, j'ai connu un vrai feu d'artifice de jouissance. Tout mon corps s'est réveillé, s'est mis à vibrer. Si vous saviez comme j'étais heureuse! Il n'y a pas de mots pour décrire ça!» Et elle pleure. L'histoire était sans issue. Si, pour Odile, Paul était l'unique, pour Paul, Odile était une parmi d'autres. «J'ai fini par rompre, c'était trop dur. Et j'ai retrouvé le train-train d'avant. Voilà, c'est tout.» Un autre silence. «Je ne veux pas me plaindre. J'ai un bon mari et j'aurai vécu un grand amour avant de mourir. J'ai parfois des remords quand je regarde mon mari, mes enfants, mes petits-enfants. Je me sens indigne. Mais je ne regrette pas. Si c'était à refaire, je recommencerais.»

Commentaires de psy
«En général, pour la femme, la fidélité c'est très sérieux, c'est un engagement très profond, dit Hélène Boisvert. Je précise qu'il y a des hommes qui considèrent cela très sérieusement aussi. Toujours sans généraliser, disons que la femme ne fait pas de dissociation entre son cœur et son corps. Quand elle fait l'amour, elle aime. Pour les hommes, une relation sexuelle ne met pas nécessairement leur amour en mouvement.»

«De plus en plus de femmes sont infidèles, dit François St Père. Elles commencent à rattraper les hommes sur ce point. Les études montrent qu'à peu près un homme sur deux est infidèle et un peu plus d'une femme sur trois. En général, toujours selon les études, les femmes trompent leur partenaire lorsque leur relation ne va plus, pour combler leurs besoins affectifs, pour plaire à quelqu'un qui va les écouter, les comprendre, avec qui elles vont avoir du plaisir de nouveau, bref, pour pallier un manque relationnel.»


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LE PLAISIR

Paroles d'infidèle
«Je peux bien témoigner, mais je ne vois pas à quoi cela va servir. Je ne comprends pas pourquoi on fait tout un plat de l'infidélité, ce n'est pas important, ce n'est pas ça qui compte dans un couple.» Ainsi commence le témoignage de François, qui devrait pourtant en avoir long à dire. Car François trompe sa femme avec une constance remarquable! «Cela ne veut pas dire que je ne l'aime pas. Je suis gentil avec elle, je la sors, on fait de beaux voyages, elle n'a jamais manqué de rien et je m'occupe de mes enfants.» François a conscience de remplir son devoir d'homme. En contrepartie, il s'octroie des plaisirs d'homme. «Quand je rencontre une fille qui me plaît, je la cruise, je la baise, puis je l'oublie. Ce n'est pas plus compliqué que ça et ça ne fait de mal à personne, puisque ma femme ne le sait pas.» Sa maîtresse, elle, le sait et s'en fiche complètement. «Ce n'est pas une vraie maîtresse. C'est juste une fille que je vois de temps en temps depuis deux ou trois ans.» Pourtant, c'est chez elle qu'il est allé fêter la naissance de son dernier-né... immédiatement en sortant de l'hôpital, juste après l'accouchement.

Pour François, la notion d'infidélité est tellement floue que notre entretien avance difficilement. Se sent-il mal, parfois? «Rarement.» Tricheur? «Pas vraiment.» Menteur? «Ah, ça oui! C'est le bout le plus dur, mentir. Parfois, je vois dans les yeux de ma femme qu'elle ne me croit pas et qu'elle a de la peine. Je me tiens alors tranquille pendant quelque temps et je la gâte un peu. On va passer une fin de semaine dans une auberge. Je ne suis pas un monstre, vous savez: j'aime lui faire plaisir, la rendre heureuse.» Alors, pourquoi la tromper? «Parce que cela n'a rien à voir avec l'amour, c'est un petit plaisir personnel.»

Commentaires de psy
«Il y a des infidèles chroniques, assure François St Père. Pour certains, c'est un mode de vie, pour d'autres, c'est lié à un trouble de la personnalité ou à une carence affective. Cela dépend aussi de la conception qu'on a de la relation conjugale. Certaines personnes ont une vision très élastique de l'engagement. Selon les études, un homme infidèle sur deux est satisfait de sa relation maritale et ne veut pas remplacer sa partenaire. Il y a des hommes qui arrivent assez facilement à vivre une infidélité exclusivement sexuelle, motivée par exemple par un désir de nouveauté, un besoin de toucher un corps nouveau, de voir sa réaction.»

«L'homme, plus que la femme, ne conçoit pas l'infidélité comme une affaire platonique soutient Hélène Boisvert. Pour lui, cela consiste à passer à l'action concrète. Certains, quand il sont avec une femme, ne se sentent pas infidèles à l'autre, il n'y pense même pas! Enfin, le degré d'engagement et de maturité émotive diffère d'un individu à l'autre. Plus une personne est adolescente, psychologiquement, plus elle s'adonnera au jeu de la séduction. Certains hommes ont besoin de ça, c'est un peu leur nourriture. Leur raisonnement est déformé: "Je ne lui fais pas de mal, puisqu'elle ne le sait même pas." Ils se font croire qu'ils ne trompent pas l'autre.»


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L'AMOUR

Paroles d'infidèle
«Quand j'ai épousé Marie-Claude, c'était pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare.» Les parents de Daniel se sont séparés quand il était enfant, et il s'est juré de ne jamais faire vivre cela à sa progéniture. «On se marie et on fonde une famille quand on est sûrs l'un de l'autre, sinon on s'abstient.» Donc, Daniel et Marie-Claude se marièrent, eurent deux enfants et vécurent heureux. Jusqu'au jour où...

Daniel est policier. Il y a deux ans, on l'a jumelé à un nouveau coéquipier, une coéquipière en fait. «Nous sommes rapidement devenus amis, ce qui est une bonne chose parce qu'on en passe, des heures ensemble dans l'auto-patrouille!» Beaucoup, beaucoup d'heures. Assez pour devenir intimes, pour très bien se connaître. Et, dans le cas de Daniel, s'attacher sérieusement. «Cela m'a pris presqu'un an avant de m'apercevoir que je ne pouvais plus me passer d'elle, de sa présence. Que je l'aimais d'amour. C'était réciproque. On a essayé de se persuader que cela n'avait pas de sens, d'autant plus que ce n'est pas la chose à faire dans mon milieu de travail. Malgré tout, on est devenus amants. Cela a duré quatre mois, et puis on a demandé un changement de partenaire.» Rien n'est réglé pour autant. «Je l'aime encore et je sais qu'elle aussi m'aime encore. C'est l'enfer. J'aurais dû me marcher sur le cœur et me taire. Je savais bien que je ne quitterais pas ma femme, alors à quoi ai-je pensé? Je n'avais pas le droit de l'embarquer dans une relation sans espoir.»

Daniel se sent coupable envers son ex-maîtresse mais aussi envers sa femme, à qui il a tout révélé. «Je m'écœure moi-même. Il n'est pas question qu'on se quitte, ma femme et moi, les enfants sont trop jeunes. Mais je trouve que je suis un beau salaud de faire vivre cela à ma femme. Ce n'est pas sa faute, elle est parfaite et adorable. C'est moi qui ne suis pas correct. Le pire, c'est que, même quand je fais l'amour avec elle, je pense à l'autre. C'aurait été cent fois mieux que je reçoive une balle dans la tête pendant que j'étais en service.»

Commentaires de psy
«Parfois, la personne n'a rien vu venir, dit Hélène Boisvert. Elle ne se permettrait jamais d'être infidèle. Et cela ne veut pas nécessairement dire que son couple va mal. Si elle avait pu prévoir, elle ne se serait pas embarquée dans la relation. Mais cela lui est arrivé sans qu'elle en ait le contrôle. C'est une situation très douloureuse, car la personne doit choisir. Ce nouvel amour est très envahissant; il est difficile de le refuser, de l'occulter. Il ne s'agit pas seulement d'une attirance sexuelle. En fait, c'est un profond changement d'ordre personnel. C'est une cassure dans la façon dont on se perçoit soi-même, et une cassure au niveau des principes qu'on croyait avoir. Ce n'est pas facile à vivre.»

«Parfois, au début d'une relation extraconjugale, on note une augmentation de l'estime personnelle, indique François St Père. Ensuite, il se crée beaucoup de culpabilité en raison de ce qu'on fait, mais aussi de nos mensonges. L'image de l'homme ou de la femme honnête et intègre que l'on a de soi commence à changer, et on devient de moins en moins fier de soi. Lorsqu'il y a une implication émotionnelle, la personne souffre beaucoup, surtout si elle a encore des sentiments pour son conjoint. Cette souffrance-là devient vite difficile à gérer.»


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LE CYBERSEXE EST-IL DE L'INFIDELITÉ ?

De plus en plus courant, le cybersexe - clavardage de nature sexuelle, fréquentation assidue des sites porno - fait des ravages dans les relations amoureuses. «Les femmes voient cela comme de l'infidélité, dit la psychologue Hélène Boisvert. À mon avis, l'infidélité vient du mensonge: si je ne peux pas en parler avec mon conjoint, il y a infidélité. Si je peux en parler, il n'y a pas infidélité.» Le psychologue François St Père est d'accord: «Selon moi, le fait de vivre quelque chose de nature sexuelle ou émotionnelle en cachette avec une personne bien réelle, ça c'est de l'infidélité. Les gens accros aux sites pornos souffrent davantage de dépendance, de compulsion (une maladie mentale). Ce que l'infidélité n'est pas. Et le fait de fréquenter à l'occasion des sites pornos peut simplement relever du fantasme.»

Lectures
Les nouveaux comportements sexuels, de Willy Pasini, aux Éditions Odile Jacob
Bienheureuse Infidélité, de Paule Salomon, aux Éditions Albin Michel
Les accros d'Internet, de Jean-Pierre Rochon, aux Éditions Libre Expression




   Cumulus_sz
  2004-07-10 Answer #1  

Bon, on peut remballer toutes nos belles théories sur l'autre forum!


   Pierre1954_sz
  2004-07-11 Answer #2  

Cibole ca a ben l'air sérieux l'infidélité......

[Modifié le 7/11/2004 12:12:16 AM]


   closto45_sz
  2004-07-11 Answer #3  

Les psy remplacent les curés…
Ils disent eux mêmes que cela devient courant comme comportement..
Mais le trouve encore anormal…
« De plus en plus de femmes sont infidèles, dit François St Père. Elles commencent à rattraper les hommes sur ce point. Les études montrent qu'à peu près un homme sur deux est infidèle et un peu plus d'une femme sur trois »
Et d’après les études dans le passé on mentaient plus sur nos relations extra maritales que maintenant. Ce qui veut dire que ces statistiques sont dépassées. Si en plus on y ajoute les gens qui se séparent à tt les 2 ou 4 ans pour « incompatibilité sexuelle » on arrive a des chiffres bien plus réel.
Remplacé le mot infidèles par « amitié-intime » et le résultat sera le même mais sans besoin d’aller voir un psy pour voir si on a fait un gros péché.

Il y a 50 ans le divorce était puni ou presque, il y a 30 ans plus ou moins admis, maintenant on se marie même plus et si les états y voyaient pas leur avantage on seraient même pas répertorié comme maritale ou autres forme de couple.

Si nos unions n’incluaient pas, l’exclusivité sexuelle que la plupart du monde dit tenir mais dans la pratique en est autrement, on réglerait bien des problèmes de couple qui verrait la réalité tel qu’elle est plutôt que celle que les psy etc. adore, on a besoin de leurs services bien payant pour se dire sa vérité en face…


[Modifié le 7/11/2004 10:04:08 AM]


   Pierre1954_sz
  2004-07-13 Answer #4  

Closto....

En plein dans le mille....


   Pierre1954_sz
  2004-07-14 Answer #5  

A voir le nombre de reponses.....y a pas d'infideles ici.......

C'est bien ce que je pensais....


Unknown
  2004-07-14 Answer #6  

Closto tu ne pouvais pas mieux dire....
nier une réalité est une fuite...
110 % d'accord avec ton texte.

Mais tu sais, les belles théories ont toujours eu leurs adeptes...cela fait tellement bien de défendre de belles idées et théories nobles...

La pratique c'est tout une autre histoire. Mais se fermer les yeux sur une réalité, prendre la fuite c'est le propre de l'être humain lorsqu'il manque d'honnêteté intellectuelle et d'honnêteté tout court...

L'honnêteté ne se trouve pas toujours où l'on croit qu'elle se trouve.....

[Modifié le 7/14/2004 10:16:49 AM]

[Modifié le 7/14/2004 10:18:08 AM]

[Modifié le 7/14/2004 10:20:27 AM]


Unknown
  2004-07-17 Answer #7  

Jalousie rejet et fidélité

Pas mal intéressant…

La jalousie procède du rejet. Et c’est uniquement pour cela qu’elle blesse. La fidélité n’a rien à y voir. Ma blonde exige que je sois son unique partenaire sexuel, et pour s’assurer ma fidélité, elle menace de me rejeter si je baisais avec quelqu’un d’autre. Elle veut l’exclusivité. Elle veut être unique pour moi.

Mais voilà qu’elle se coince dans une situation où elle peut difficilement se refuser à moi lorsqu’elle n’en a pas envie. L’entente tacite est : « Je serai ta seule partenaire sexuelle mais je ne me refuserai pas à toi ». Quel contrat aliénant! Elle me sacrifie sa liberté sexuelle contre la mienne. Et nous voilà enchaînés aux besoins l’un de l’autre. Mais pourquoi donc?
Si nous nous permettions mutuellement une vie plus libertine, nous pourrions jouir d’une plus grande liberté tout en restant fidèle l’un à l’autre ; nous pourrions conclure un contrat de non-rejet. Nous pourrions ainsi jouir de la liberté et de la fidélité. Dans le cas actuel, nous ne nous consentons que la liberté ou la fidélité.

Ma forte libido me pousse au libertinage. Ainsi, je serais fidèle à moi-même. Mais si je veux garder ma blonde, je dois m’être infidèle, l’escapade m’est interdite. Elle serait pire qu’infidèle, elle romprait.
Mais comment se fait-il que nous associons encore obligatoirement amour, procréation, sexualité, monogamie, fidélité et cohabitation [1]? La révolution féministe des 25 dernières années n’a-t-elle pas fait des hommes et des femmes des êtres autonomes, indépendants et autosuffisants? Peut-être n’est-elle pas encore achevée… Pourtant, rien de la structure familiale traditionnelle ne subsiste pour perpétuer cette pratique :

la chasteté traditionnelle (disparue dans les mille séductions quotidiennes qui alimentent nos fantasmes et nous incitent à nous détourner de notre partenaire amoureux),
la procréation fonctionnelle (le sexe est devenu une fantaisie sans conséquences),
la naissance non désirée (contrée maintenant par la contraception et l’avortement),
la filiation paternelle (le nom du père est devenu facultatif),
la cohabitation dans une économie rationnée à l’unique salaire paternel (aujourd’hui, l’homme et la femme travaillent ; chacun gagne assez pour assurer sa subsistance en toute indépendance économique),
la fidélité à vie (alors que nous nous livrons maintenant à une polygamie et polyandrie effectives déguisées sous forme de plusieurs relations monogames successives).

Même si l’obligation morale de pourvoir subsiste et qu’on peut établir la certitude de l’identité du père par empreinte génétique, si les parents manquent à leur devoir, l’État y pourvoira. Plus rien ne justifie que l’homme et la femme ne s’aliènent l’un à l’autre pour donner à leur union une sécurité assurée autrefois par la famille mais procurée aujourd’hui par l’État. Autrefois, la famille n’était pas tellement une question d’amour que de survie. L’association amour-procréation-sexualité-monogamie-fidélité-cohabitation (APSMFC) était vitale. L’amour romantique est le seul faux idéal qui tient encore cette association désuète. Cet idéal est faux parce qu’il est irrationnel, inutile et désuet. Il n’est qu’au service de la jalousie qui empêche notre partenaire de jouir d’un plaisir sans nous. « Sans toi chéri, je ne suis rien ». Voilà ce que le romantique jaloux veut entendre.
Quand aurons-nous le courage de l’amour-liberté-fidélité?


La fidélité en amour devrait être comme la fidélité en amitié. Un ami ne m’est pas fidèle parce qu’il n’a que moi comme ami ; il m’est fidèle parce que, après une absence, il revient librement. Il s’engage à renouveler son amitié chaque fois qu’il revient me voir. Ainsi, cette amitié, librement consentie et fidèle, pourra continuer toute une vie sans m’aliéner quoi que ce soit. Peu m’importe que mon ami ait d’autres amis ou non. C’est la qualité de notre rencontre qui est importante. Lorsque nous nous rencontrons, notre amitié se renouvelle sans s’inquiéter des autres relations..

F.Brooks

Quand aurons-nous le courage ?

Effectivement, quand nous aurons assez de confiance et de sécurité en nous, assez de maturité pour comprendre que personne n’appartient à personne…et que sans liberté d’être et d’agir tel qu’on en ressent le besoin, on n’est seulement que des êtres en cage…


[Modifié le 7/17/2004 1:15:54 PM]

[Modifié le 7/17/2004 1:25:03 PM]



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