6 septembre 2008 - 16h54



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  Auteur  
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  Quel est votre poème favori... et pourquoi?
  haver_sz
  2004-06-10 Sujet soumis  

J'aimerais bien savoir quel est votre poème favori. Mais surtout, pourquoi est-il l'élu de votre coeur! Allez-y! Et je plonge.

--

Mon poème favori, c'est Le dormeur du val de Arthur Rimbaud. C'est un sonnet, une forme fixe de poème français composé de quatre strophes, deux quatrains et deux tercets, et entièrement écrit avec des alexandrins (vers de douze pieds).

Il y a plusieurs raisons qui expliquent ce choix. Il y a d'abord ce souvenir de l'époque (pas si lointaine) de mes années secondairiennes où j'ai découvert ce poème magnifique, mais surtout cet instant où j'ai «clické», où j'ai compris ce dont il était question. Ce fut pour moi tellement révélateur que je suis devenu, depuis ce jour, totalement accro à la poésie française.

Mais aujourd'hui, c'est surtout le contraste entre cette nature magnifique, tellement belle, tellement vivante et l'horreur sous-entendu de la guerre, la bêtise humaine présenté avec une subtilité... Si on porte attention à la sonorité des mots, on se sent sur place, au milieu de ce lieu lumineux, rayonnant, resplendissant. C'est beau, mais avec à peine quelques mots, une toute petite phrase lachée comme ça en fin de poème et on peut ressentir toute les horreurs de la guerre, toute la bêtise humaine. Ce poème raconte une histoire d'horreur encore mieux que n'importe quel film d'horreur moderne. J'adore ça.

Je vous offre donc, ce matin, Le dormeur du val.

--

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

   allotoi_sz
  2004-06-10 Réponse #1  

Liberté - Paul Éluard

Sur mes cahiers d’écoliers
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable et la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des mes ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches de couleur
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer, LIBERTÉ



   Molo_sz
  2004-06-10 Réponse #2  

Gaston Miron,
né en 1928, à Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides. Ardent défenseur de la langue et de la culture québécoises, c'est notre poète national, notre légende vivante, notre monument!


Voici un court extrait de l oeuvre de Miron...choisir un poeme en particulier serait des plus difficiles. Mais avec quelques recherches sur Google vous pourrez en découvrir la majeur partie.


Tu fus quelques nuits d'amour en mes bras
et beaucoup de vertige, beaucoup d'insurrection
même après tant d'années de mer entre nous
à chaque aube il est dur de ne plus t'aimer


parfois dans la foule surgit l'éclair d'un visage
blanc comme fut naguère le tien dans ma tourmente
autour de moi l'air est plein de trous bourdonnant
peut-être qu'ailleurs passent sur ta chair désolée
pareillement des éboulis de bruits vides
et fleurissent les mêmes brûlures éblouissantes


si j'ai ma part d'incohérence, il n'empêche
que par moments ton absence fait rage
qu'à travers cette absence je me désoleille
par mauvaise affliction et sale vue malade
j'ai un corps en mottes de braise où griffe
un mal fluide de glace vive en ma substance


ces temps difficiles malmènent nos consciences
et le monde file un mauvais coton, et moi
tel le bec du pivert sur l'écorce des arbres
de déraison en désespoir mon coeur s'acharne
et comme, mitraillette, il martèle
ta lumière n'a pas fini de m'atteindre
ce jour-là, ma nouvellement oubliée
je reprendrai haut bord et destin de poursuivre
en une femme aimée pour elle à cause de toi


Gaston Miron

L'octobre

L'homme de ce temps porte le visage de la Flagellation
et toi, Terre de Québec, Mère Courage
dans ta Longue Marche, tu es grosse
de nos rêves charbonneux douloureux
de l'innombrable épuisement des corps et des âmes

je suis né ton fils par en haut là-bas
dans les vieilles montagnes râpées du Nord
j'ai mal et peine ô morsure de naissance
cependant qu'en mes bras ma jeunesse rougeoie

voici mes genoux que les hommes nous pardonnent
nous avons laissé humilier l'intelligence des pères
nous avons laissé la lumière du verbe s'avilir
jusqu'à la honte et au mépris de soi dans nos frères
nous n'avons pas su lier nos racines de souffrance
à la douleur universelle dans chaque homme ravalé

je vais rejoindre les brûlants compagnons
dont la lutte partage et rompt le pain du sort commun
dans les sables mouvants des détresses grégaires

nous te ferons, Terre de Québec
lit des résurrections
et des milles fulgurances de nos métamorphoses
de nos levains où lève le futur
de nos volontés sans concessions

les hommes entendront battre ton pouls dans l'histoire
c'est nous ondulant dans l'automne d'octobre
c'est le bruit roux de chevreuils dans la lumière
l'avenir dégagé
l'avenir engagé



[Modifié le 6/10/2004 10:26:37 AM]

[Modifié le 6/10/2004 10:27:31 AM]


Inconnu
  2004-06-10 Réponse #3  

Arrivé a un certain age, il y a une foultitude de poêmes et de poêtes qui se disputent les place les plus romantiques de la mémoire. Et prétendre en faire un choix relève de l'héroïsme.
Cependant il y en a parfois un ou deux qu'on garde dans notre jardin secret, parcequ'ils ont la faculté de nous reconcilier avec la vie. C'est le cas par exemple d'un poême de Paul Fort s'intitulant: " A Mireille dite: petit verglas. La premiere fois que j'ai entendu ce poême, c'était sur un disque de Georges Brassens que je venais d'acheté. Je devais avoir 14 ans. Je l'écoutais a longueur de tamps a cette époque. Et depuis je ne l'ai réécouté que une ou deux fois. Je vous le livre de memoire.

A Mireille dite: Petit Verglas.

Ne tremblez pas mais je dois le dire
Elle fut assassinée au couteau
Par un fichu mauvais garçon
Dans sa chambre, la-bas
Derriere le Panthéon, rue Descartes
Ou mourrut Paul Verlaine.

Oh! oui je l'ai bien aimée
Ma petite petit verglas
A moi si bonne et si douce
Et si triste
Pourquoi sa tristesse?
Je ne l'avait pas deviné
Je ne pouvais pas le deviner
Non, tu me l'avais caché
Que ton père était mort
Sur l'échafaud petit verglas
Oh! j'aurais bien du le comprendre
A ton sourire
J'aurais du le deviner a ton doux regard
Indefinissable, papillotant...et plein de retenus
Et je t'appelais comme ça petit verglas
Que c'est bête...un poête.

Petite chair transit
Moi je ne l'ai su qu'apres
Que ton père était mort ainsi
Pardonne moi petit verglas
Volez les anges.
Paul Fort.

Et si je vous disais qu'il est temps
qu'il finisse. Des larmes me viennent aux yeux.
J'aime l'affection que le poête éprouve pour Mireille. Il y a aussi le parallèle de Mireille assassinée et et son pere mort sur l'echafaud.
L'histoire est réelle. P'Fort n'a jamais écrit de poésie que sur des faits réels.






[Modifié le 6/10/2004 12:00:35 PM]


Inconnu
  2004-06-10 Réponse #4  

mon poeme préféré c'est le vaisseau d'or d'Émile Nelligan parce que je trouve que c'est la plus belle métaphore qui existe!!!! moi aussi je veux etre un vaisseau d'or!!! (en fait je voudrais plutot etre la cyprine d'amour cheveux épars et chaires nues qui s'étalle a sa proue au soleil excessif, mais ce ne sont que des reves!!! )


Inconnu
  2004-06-10 Réponse #5  

gardes les tes rêves,potineuse, gardes les bien. Un jour viendra peut-être ou ils seront ta seule richesse.


   cyrano44_sz
  2004-06-10 Réponse #6  

Écrit quelques jours après une rencontre qui boulversa ma vie à tout jamais....

C’est fou

Tout cela à commencer
Par une demande et un baiser
Mon coeur lui a sourit
Et puis mes lèvres ont suivit
C’est fou ce que j’aime l’aimer
Oui, c’est fou comme j’aime l’aimer

Nos lèvres se sont données
Et nos deux coeurs se sont embrasés
Les girafes nous regardaient
Et les passant nous enviaient
C’est fou ce que j’aime l’aimer
Oui, c’est fou comme j’aime l’aimer

J’aimerais passer toute ma vie
À ses côtés, pas juste une nuits
Elle me fait vivre la vérité
Et aujourd’hui c’est une rareté
C’est fou ce que j’aime l’aimer
Oui, c’est fou comme j’aime l’aimer

Mon soleil et sa lune
Ensemble ne font qu’une
Mon coeur était une épave
Mais pour elle il se sent brave
C’est fou ce que j’aime l’aimer
Oui, c’est fou comme j’aime l’aimer

Mon automne est soudainement
Devenu un doux printemps
Je ne peux plus me passer d’elle
Elle m’a offerte une paire d’ailes
C’est fou ce que j’aime l’aimer
Oui, c’est fou comme j’aime l’aimer

Elle dit que je la fait rire
Et moi je l’aime c’est mon plaisir
Son coeur est un doux baiser
Et surtout pas compliqué
C’est fou ce que j’aime l’aimer
Oui, c’est fou comme j’aime l’aimer

Tu me donne tant de joie
Je n’ai plus assez de mes dix doigts
Mon coeur veut exploser
Et il me faut te le crier
C’est fou ce que j’aime t’aimer
Oui, c’est fou comme j’aime t’aimer....

C’est fou ce que j’aime t’aimer
Oui c’est fou comme j’aime t’aimer
C’est fou ce que j’aime t’aimer
Oui, c’est fou comme j’aime t’aimer......

malheureusement, je cois que vous connaissez la suite...


[Modifié le 6/10/2004 11:06:28 PM]


Inconnu
  2004-06-11 Réponse #7  

ah c'est beau la poésie, ça fait le coeur tout chose et ça donne envie de rire de tristesse et de pleuré de joie... ça fait pas de sense... mais c pas grave,les sentiments ne font aucuns sense!!!

je prefere les alexandrin, on dirait qu'il y a plus de musique dans les mots, pas juste a cause des rimes , mais a cause des pauses et des liaisons de mots, c'est pour cela que j'ai adopté Emile Nelligan. j'adore tout ce qu'il a fait,c'est tellement riche en émotions, ça donne envie de s'envoler... de gratouiller le givre dans une fenetre en revassant, ça justifie le mal de vivre par moments et surtout l'amour, ça donne envie d'aimer jusqu'a l'implosion de chaque parcelle de notre etre, comme un feu d'artifice en soi!

Sérénade triste :


Comme des larmes d'or qui de mon coeur s'égouttent,
Feuilles de mes bonheurs, vous tombez toutes, toutes.

Vous tombez au jardin de rêve où je m'en vais,
Où je vais, les cheveux au vent des jours mauvais.

Vous tombez de l'intime arbre blanc, abattues
Çà et là, n'importe où, dans l'allée aux statues.

Couleur des jours anciens, de mes robes d'enfant,
Quand les grands vents d'automne ont sonné l'olifant.

Et vous tombez toujours, mêlant vos agonies,
Vous tombez, mariant, pâles, vos harmonies.

Vous avez chu dans l'aube au sillon des chemins;
Vous pleurez de mes yeux, vous tombez de mes mains.

Comme des larmes d'or qui de mon coeur s'égouttent,
Dans mes vingt ans déserts vous tombez toutes, toutes.


Le vaisseau d'Or

Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif:
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues
S'étalait à sa proue, au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève?
Qu'est devenu mon coeur, navire déserté?
Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve!



Inconnu
  2004-06-11 Réponse #8  

Et un autre...... aussi de mémoire, excusez les petites differences avec l'original.
Dans ma maison
Dans ma maison vous viendrez.
D'ailleurs ce n'est pas ma maison.
Je suis entré comme ça un jour
Il n'y avait personne
Seulement des piments rouges accrochés
au mur blanc.
Je suis resté longtemps
Dans cette maison
Personne n'est venu
Mais tous les jours et tous les jours
Je vous ai attendu

Je ne faisais rien
c'est à dire rien de sérieux
Quelque fois le matin
Je poussais des cris d'animaux
Je gueulais comme un âne
De toutews mes forces
Ouuuaaaaaaaaaaaaaaa !!
Ça me faisait plaisir.
Ou alors je jouais avec mes pieds
C'est très intelligent les pieds
Ils vous emmenent très loin
quand vous voulez aller tres loin
Ou quand il y a de la musique
Ils dansent
On ne peut pas danser sans eux
Faut être bête comme l'homme l'est si
souvent pour dire des choses
aussi bêtes que bêtes comme
ses pieds
Ou gai comme un pinson.
Un pinson n'est pas gai
Il est seulement gai quand il est gai Ou triste quand il est triste
Est-ce qu'on sait ce que c'est un pinson
D'ailleurs il ne s'appelle réellement
Comme ça cet oiseau
C'est l'homme qui a baptisé cet oiseau comme ça
Pinson, pinson, pinson...........
Comme c'est étrange les noms
Martin Hugo Victor de son prénom
Bonaparte Napoléon de son prénom
Pourquoi comme ça et pas comme ça.
Un troupeau de Bonaparte passe dans le desert
L'empereur s'appelle dromadaire
Il a un cheval caisse.
Et des tiroirs de course
Au loin galope un homme.
Il n'a que trois prénom
Il s'appele Tim Tam Tom
Et n'a pas de grand nom
Un peu plus loin il y a n'importe quoi
Beaucoup plus loin encore
Il y a n'importe qui.......

Et qu'est-ce que ça peut faire tout ça
Dans ma maison tu viendras
Je pense a autre chose
Mais je ne pense qu'à ça
Puis quand tu seras entré dans ma maison
Tu enleveras tout tes vêtements
Et tu resteras immobile, nue debout
Avec ta bouche rouge
Comme les piments rouges
Accrochés au mur blanc
Puis tu te coucheras
Et je me coucherais près de toi
Voilà !
Dans ma maison qui n'est pas ma maison
Tu viendras...

Jacques Prévert,
Poeme tiré de son premier livre : " Paroles "






[Modifié le 6/11/2004 9:42:15 PM]


   PreciousLady_sz
  2004-10-12 Réponse #9  

Pour ma part, je cede pour la Promesse d`amour Royale ..Une lettre inedite ecrit par Henri 11(roi de France) a Diane de Poitiers.

D`ailleur,il doit sa renommée littéraire a sa passion pour Diane de Poitiers pour qui il fit Construire le chateau D`Anet pres de Deux..Vous connaissez?

J`aime bien celui ci dut a sa simplicité ainsi que l`ardeur emotionnel, sincerité....

Je vous laisse donc sur ses ecrits.

Promesses d`amour royale

Plus ferme foi ne fut oncques jurée
A nouveau prince,Ô ma belle princesse,
Que mon amour qui vous sera sans cesse
Contre le temps et la mort assuré.
De fossé creux ou de tour bien murée
N`a pas besoin de ma foi la forteresse
Dont je vous fis,dame,reine et maîtresse.
Parce qu`elle est d`éternelle durée.
Trésor ne peut sur elle être vainqueur,
Un si vil prix n`acquiert un gentil coeur...

Enfin, sincere remerciement a vous tous pour ces magnifiques poemes, l`ittéraires.

Precious lady


   skunk_sz
  2004-10-13 Réponse #10  

ce n es pas de la poésie étant noéphythe dans ce domaines mais je voulais partager avec vous.

P.S.:ceci es aussi une petit dédicace a Marie que j ai rencontré un soir.



Ton dos parfais comme un désert quand la tempete a passer sur mon corp
un grain de bauté ou je m en vas boire
moi je reste la les yeux ouvert sur un mystere pendant que toi tu dort
comme un trésor aux fond de la mer
je suis comme scaphandre au milieu du désert qui voudrais comprendre avant manqué d air

Il es midi moin quart et la femme de ménage est dans le corridor pour brisé les mirages tu es telment belle un cadeau de la mort un envoie du ciel j en crois pas mon corp

pour moi tu es une prisonniere en permission qu'importe le partenaire
je doit etre le vrai portrait de ton pere une dare-devil néphertiti des sensations ces tu ta phylosophie d allait couchée avec un homme t hais
pour moi te dit a ta chum check le gars avec des lunettes j'vas te gagé un rhum que j y fixe le squelette

il es midi moins cinq et la femme de ménages es la pis a fait rienque comptée les naufrages tu es telment belle un paquebot géant dans chambre a coucher je suis l océan qui veut toucher ton pied

je pense que je l'ais je t ais sauvé la vie dans quelque pays dans une vie anterieure la fois que je t ais dit vas pas a pompei ces quoi d abord si ses pas sa ces a cause d un gars qui tas tordue le coeur je suis arrivée drette avant que tu meurt ces pas pour mon argent ni pour ma beauté ni pour mon talent tu voulais tu me tué

il es midi tappent et la femme de ménage a cogne en hurlant je veux changée de personages tu es telment belle je vais bénir la rue je vais brulée l autel coup donc tu m aime tu.



Tu m aime tu (Mr. Richard Desjardins)


Voila pour moi ces se que j ai entendue de plus beau dans ma courte vie sa me touche droit au coeur j espere que sa vous touchera aussi.

[Modifié le 10/13/2004 12:50:51 AM]


Inconnu
  2004-10-13 Réponse #11  

Des paroles de douceur,
Des moments de bonheur.
Des regards échangés,
Un zeste de complicité.
Des étoiles dans les yeux,
La joie d'être deux.
Main dans la main,
Suivre le même chemin.
Des rêves plein le coeur,
Que du plaisir, aucune rancoeur.
Aimer et oublier
Les blessures du passé.
Juste la magie de l'amour


Je suis une éternelle romantique ...et je garde confiance que tous les mots de ce poème ...je les vivrai un jour dans la vraie vie


   kafekasita_sz
  2004-10-14 Réponse #12  

bonjour

des qu on dit 'favori', mon cardex s anime...

le premier qui me vient a l esprit...

'j'ai tant rêvé de toi' de robert desnos

et...

une phrase rock-and-roll qui, a chaque fois que je l entends, me trouble... me touche... m emeut...

'i'm gonna give you every inch of my love'...
tire de 'whole lotta love' de led zeppelin...

*soupir* ...

qu est-ce que c est romantique ! hehe



Inconnu
  2004-10-14 Réponse #13  

kasita je suis a 100% avec toi pour led zeppelin, cette chanson-la... ouffff!


Inconnu
  2004-10-14 Réponse #14  

Paroles et Musique: Charles Aznavour 1971

Les parois de ma vie sont lisses
Je m'y accroche mais je glisse
Lentement vers ma destinée
Mourir d'aimer

Tandis que le monde me juge
Je ne vois pour moi qu'un refuge
Toute issue m'étant condamnée
Mourir d'aimer

Mourir d'aimer
De plein gré s'enfoncer dans la nuit
Payer l'amour au prix de sa vie
Pécher contre le corps mais non contre l'esprit

Laissons le monde à ses problèmes
Les gens haineux face à eux-mêmes
Avec leurs petites idées
Mourir d'aimer

Puisque notre amour ne peut vivre
Mieux vaut en refermer le livre
Et plutôt que de le brûler
Mourir d'aimer

Partir en redressant la tête
Sortir vainqueur d'une défaite
Renverser toutes les données
Mourir d'aimer

Mourir d'aimer
Comme on le peut de n'importe quoi
Abandonner tout derrière soi
Pour n'emporter que ce qui fut nous, qui fut toi

Tu es le printemps, moi l'automne
Ton cœur se prend, le mien se donne
Et ma route est déjà tracée
Mourir d'aimer
Mourir d'aimer
Mourir d'aimer

S'rai un peu long expliquer, alors a vous de lire & ....


   pépé_sz
  2004-10-15 Réponse #15  

de emile nellingan

Beauté cruelle

certe il ne faut avoir en ce monde
un seul amour si fantasque soit -il
et moi qui le veut ainsi,noble et subtil
voilà ce qui m'est à l'âme une entaille profonde:

Elle est hautaine et belle
moi timide et laid
je ne puis l'approcher qu'en des vapeurs de rêve.
malheureux!plus je vais, plus elle s'élève
et dédaigne mon coeur pour un oeuil qui lui plaît.

voyez,comme notre sort est étrange !
si nous eussions tous deux fait de figure échange
comme elle m'eût aimé d'un amour sans pareil!

Et je l'eusse suivi en vrai fou de tolède
aux pays de la brûme, aux landes du soleil
Si le ciel m'eut fait beau et qu'il l'eût faite laide.


je trouve que c'est un poeme extraordinnire,il est surprenant dans son sens mais très logique,et malgré que c'est triste,parce que ca decrit le réjet,c'est quand meme rempli de paix de passion

[Modifié le 10/15/2004 2:34:50 PM]


   pépé_sz
  2004-10-15 Réponse #16  

pierre gamarrah

le ski

Un garcon glissait sur ses skis,
disait,''Ah,le ski c'est exquis,
je me demande bien ce qui
est plus commode que le ski.''

Comme il filait à toute allure
un rocher se dressa soudain
Ce fut la fin de l'aventure
Il s,écria plein de dedain:

''Vraiment je ne suis pas conquis,
je n'ai bu ni vin ni wisky
et cependant je perds mes skis
Non, le ski,ce n'est pas exquis!

lorsqu'une chose nous dérange
Notre avis change


celui là je le trouve simplement comique

[Modifié le 10/15/2004 2:36:00 PM]


   haver_sz
  2004-10-15 Réponse #17  

Il semble que les poëmes d'amour aient la cote, j'y vais d'un de mes préférés.

A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

Quel magnifique poème où l'amour apparait au détour d'une rue. Baudelaire joue avec les mots et les sonorité de ce poème pour nous faire voir cette femme et on sent avec ces derniers le coup de foudre qui l'a frappé.


   haver_sz
  2004-10-15 Réponse #18  

J'aime décidément beaucoup Baudelaire, surtout pour ses poèmes provocateurs, qui dérange, parce que dépeignant toute l'horreur du monde qui nous entoure.

En voici donc un qui ne saurait laisser indifférent.

Une charogne

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élançait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés !


   Papou-_sz
  2004-10-16 Réponse #19  

Les miens bien sur

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[Modifié le 10/16/2004 2:39:06 AM]


   kafekasita_sz
  2004-10-19 Réponse #20  

une fois n'est pas coutume; scusez mon intrusion;

Bonjour skunk,

Que tu aies choisi ce texte de chanson comme poésie préférée m'a plongée dans une songerie.

Je crois que peu pourrons nier la beauté de cet aveu émotif des paroles de Desjardins.

Ce n'est pas tant la mise en situation... la description... que le courage, de la part d'un homme, de lancer cette candide question dont l'attente de la réponse le place en position de vulnérabilité.

"Coudon, tu m'aimes-tu?"

J'ai entendu Claude Dubois, autre poète chanteur, énoncer simplement sur une des différences hommes/femmes;

"Les hommes aiment le silence, les femmes aiment expliquer le silence."

Ce qui n'avantage, ni ne désavantage, l'une ou l'autre partie.

Donc, pour qu'un homme ose poser une question qu'il s'est d'abord à lui-même posée et répondue, nous le présente comme un homme dans une rare sortie de son silence mâle.

Enfin ! je le comprends comme ça. Et je ne sais pas si mon impression est partagée.

merci d'avoir lancé cette gomme à mâcher pour la tête.

j.



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