6 octobre 2008 - 23h09



  Forum : Sujets libres  
 


   Retour   
 Répondre 
Allez à la page: 1
  Auteur  
                Message 9 réponse(s)  
  Cyrano à l'aide !
  Sandre_sz
  2004-08-01 Sujet soumis  

En lisant tes interventions, je m'aperçois que tu manies la plume de belle façon. Alors je fais appel à toi.
Je commence par un poème et tu continues. Merci d'avance pour ton aide. Et vous de tous pays, vous êtes conviés à en faire de même.

"Sanguine, orangé, jaune d’or en cascade,
Dentelle en ganse verte tout à l’entour
Poudroyez feuilles mordorées d’un jour
A l’assaut des troncs roussis en escalade.

Jouez à flotter sur le cours d’eau limpide
Reflétant l’or du soleil et des feuillages.
Courrez, flottez à l’envie impavide
Ne laissez que la trace mince du sillage.

N’ouvrez pas votre âme à quiconque
Qui peut vraiment vous comprendre ?
La nature seule dans sa jonque ,
Vous embarquera dans ses bras tendres.

Avancez d’un pas alerte sans exigence.
N’oubliez jamais que la vie est lutte.
Ne vous laissez pas influencer par la balance.
Le jugement d’autrui est une simple butte."

A bientôt.


Inconnu
  2004-08-01 Réponse #1  

Comme je m'arrachais les cheveux à tenter de comprendre tout ce beau français, je me suis dit que ça serait plus facile à lire si quelqu'un en faisait une version québécoise-friendly. Quelque chose comme:


Heille crétin,
Laisses toé pas écraser
Par la morale de personne.
Tiens bon à ton boutte.
Pis fonce drète dans la vie,
En t'attendant à rien,
Et en t'ouvrant à c'qui vient.
Attends toé pas d'être compris.
Fais juste confiance à la vie.
Laisses-toé aller!
Aies pas peur!
Des ailes vont se mettre à te pousser.
Pis toé, tu vas te mettre à courrir
sur des rivages beaux comme ça se peut pas.
Emporté par les courrants de toutte c'qui anime toutte,
Tu reviendras jouer...
Parmis les feuilles vivantes qui s'abreuvent des arbres
Et tu t'envoleras...
Au travers des gouttes de soleil qui tombent du ciel
En enluminant la forêt toute entierre.


Je m'excuse pour le massacre... J'm'y connais pas beaucoup en poésie...


   cyrano44_sz
  2004-08-03 Réponse #2  

Le simple et petit apprenti poète que je suis, n'a pas l'habitude d'écrire sur les mots des autres, je vous offre tout de même ces quelques lignes, espérant qu'elles vous conviendrons.


Oubliez le remord, il n’est que le reflet d’une ombre
Qui coule en vous et annihile toute vie
Ne sachant jamais quand il se fera bombe
Et n’offrir que la plus longue des nuits



   Sandre_sz
  2004-08-04 Réponse #3  

Merci Imaginus et Cyrano. J'ai bien apprécié la traduction. J'adore votre phrasé inimitable. Un vrai bonheur. Quand à Cyrano toujours le mot qui fait mouche.
Continuez tous.

En attendant, je vais vous parler de mon pays natal :

Une eau bondissante de rochers en rochers,
Mille cailloux transparents dans le lit d'un ruisseau,
Des villages aux toits violemment colorés,
Des forêts verdoyantes à flanc de côteau.

Voila ce que tous les jours découvrent mes yeux.
Les gens ont un accent rieur, ensoleillé
Que les estivants essayent d'imiter au mieux.
C'est toute la splendeur du midi par bouffée,

Avec ses aubes pâles remplies de brouillard !
Et ses crépuscules rougeoyant à l'horizon
Comme un incendie d'herbes sèches et brulées.

Ce sont les vaches qui rentrent au bercail, tard ;
Et les familles au seuil de leur maison
Prenant le frais après l'accablante journée.

A bientôt


Inconnu
  2004-08-04 Réponse #4  

C'est dans l'imagination la plus fervente que les mots prennent tout leur sens.
Cette dame d'un autre continent, marchant à travers le prés brumeux de la Hollande ou de l'Irlande.
Vivre une autre vie que celle que l'on nous a désignée.
Rencontrer une autre dame que celle qui partage nos journées et nos nuits.
L'attirance du péché est, sans contre-dit, la plus douce et la plus sucrée des pommes.


   foinfoin01_sz
  2004-08-05 Réponse #5  

Bonjour Sandre

Que de jolie paroles .
Moi je vais te conter une tres bellle légende de la mythologie...

Au tout début des temps,
Le grand manitou créa l'être humain complet.
Cet être avait deux tetes , quatres bras ,quatres jambes , un coté etais homme l'autre femme.
Une jour ,il décida que ce serais beaucoup mieux de faire deux être distinct de ce corp volumineux et il le sépara en deux, l,hommme et la femme...

Depuis ce moment l,homme et la femme ne cessairent de se distancer l'un de l'autre , jusqu a ne plus pouvoir se retrouver.

On dit que depuis ce temps , que chaque homme et femme sur terre, sont en perpétuel recherche de leur autre moitiée...il arrive parfois qu une des moitiées retrouve son autre moitié et il s'en suit une merveilleuse histoire , de tendresse , d amitié et d amour .

Malheureusement je n ai point l esprit créateur , comme toi et cyrano ainsi que faucon bleu , je ne fait que rapporter des écris . mais j adore partager ce que je lis avec le monde , qui bien souvent ne prenne pas le temps ..de s arreter et de vivre de belles et jolies choses ,tel que lire les écris de gens au esprits créateur

J vous souhaite a tous une merveilleuse soirée .
Foinfoin


   Sandre_sz
  2004-08-07 Réponse #6  

Foinfoin, mais elle est d'une tendresse ton histoire. Il faut y croire longtemps, le plus longtemps possible. Tu dis que tu ne sais pas inventer les mots. Alors pour te rassurer, ce soir je vais prendre les mots d'un autre :

"Il arriva chez nous, dit le conteur, juste avant le soir, et chez nous le soir ne dure que très peu de temps. Il était jeune, mince, vêtu de kaki comme un soldat. Il ne parlait pas, il ne riait pas. Un peu jeune chien, disent les Français. Ses yeux avaient toujours l'air de chercher ailleurs. Nous n'allions pas, la nuit tombait, lui dire de poursuivre son chemin. Il resta loger chez nous. Qui aurait pu savoir la suite ? Et qui, quand il jette un caillou dans un puits, peut savoir s'il réveillera le serpent qui y dormait ? Et pourtant il y eut encore d'autres signes avant-coureurs. L'adjoint du chef de village était tombé. Qui l'avait poussé ? Chez nous, il n'y a pas de mort naturelle. Et ce chien jaune avec une taie sur l'oeil qui était entré dans la ville, on ne savait pas d'où il venait. Il flaira de-ci de-là, puis disparut comme il était venu. Et puis une jeune fille promise en mariage à un notable et qui était amoureuse de son jeune cousin se suicida par le feu. Dieu clément et miséricordieux lui pardonne. Elle était pourtant adulte, nubile, presque treize ans, et très peu jolie. C'était un beau mariage pour elle, inespéré : le promis avait du bien et plus de trois fois son âge. Chez nous, les jeunes filles qui ont déjà donné leur coeur à un jeune homme sans l'accord des anciens et de la tribu volent un bidon d'essence au marché et quand on les marie de force s'arrosent d'essence et mettent le feu, pour que la honte soit à jamais sur leur famille. Ah, il y a deux dangers en ce monde : la jeunesse et les femmes qui aiment.
Mais personne ne prit au sérieux tous ces signes d'un grand trouble à venir. Pourquoi, quand le malheur s'annonce, ne pouvons-nous y croire ? Entrer dans la vie, c'est entrer dans la nuit. On ne voit plus parce qu'on ne veut plus voir."
Jean François DENIAU
(La lune et le miroir).

J'ai oublié de signaler que l'histoire se passe pour partie en Afrique.


   foinfoin01_sz
  2004-08-07 Réponse #7  

Hé Hé Hé

Sandre merci cé gentil de me conter une belle histoire .
J vais venir te lire a l occasion car moi il ont supprimer mon forum alors pour l instant j ai pas le gout d en débuter un autre , j vais me contenter de vous lire .

Bonne nuit la tite francaise


   cyrano44_sz
  2004-08-08 Réponse #8  

Liberté diurne

Tous ces mots que l’homme capte sur ses feuilles
Sont comme le vent que les nuages cueillent
Ces quelques lettres sur un papier... emprisonnées
Démontre tout le paradoxe du mot liberté

Elle est vaste, voir grande et majestueuse
Mais souvent le mensonge la rend incestueuse
On la crie, on l’exige et même on la commande
Sans le moindre respect on la donne en offrande

Elle est peu et beaucoup à la fois
Devant sa beauté l’homme reste souvent coi
Pourtant il la néglige, la bafoue et la traîne en injustice
Le tout pour un mince profit ou une gloire factice

Comme un soleil qui s’étire au petit matin
La liberté est une ode en chagrin
Attristée et lasse de toutes ces manipulations
Elle se meure de générations en générations

En son nom on converti et on insiste
En son nom sont nés les intégristes
Prétendus défenseurs du juste et de la maturité
C’est dans le mensonge qu’ils l’ont emprisonnée

Comme l’enfant elle est pure et sans malices
Mais l’adulte ment sur de simples caprices
L’homme est libre d’aller et de venir
Mais au nom de la liberté il ne fait que mentir

Beaucoup plus qu’une vulgaire flamme nocturne
Symbole d’un pays qui prêche la fortune
Mon rêve n’est point américain
Tout au plus, est-il même, enfantin

Que l’homme soit fort, grand et meilleur
Que de tout ne point chercher à en être le vainqueur
Et que sa quête soit de chercher à libérer
Ce qui étouffe le peu qui lui reste de liberté.




   cyrano44_sz
  2004-08-08 Réponse #9  

Liberté diurne

Tous ces mots que l’homme capte sur ses feuilles
Sont comme le vent que les nuages cueillent
Ces quelques lettres sur un papier... emprisonnées
Démontre tout le paradoxe du mot liberté

Elle est vaste, voir grande et majestueuse
Mais souvent le mensonge la rend incestueuse
On la crie, on l’exige et même on la commande
Sans le moindre respect on la donne en offrande

Elle est peu et beaucoup à la fois
Devant sa beauté l’homme reste souvent coi
Pourtant il la néglige, la bafoue et la traîne en injustice
Le tout pour un mince profit ou une gloire factice

Comme un soleil qui s’étire au petit matin
La liberté est une ode en chagrin
Attristée et lasse de toutes ces manipulations
Elle se meure de générations en générations

En son nom on converti et on insiste
En son nom sont nés les intégristes
Prétendus défenseurs du juste et de la maturité
C’est dans le mensonge qu’ils l’ont emprisonnée

Comme l’enfant elle est pure et sans malices
Mais l’adulte ment sur de simples caprices
L’homme est libre d’aller et de venir
Mais au nom de la liberté il ne fait que mentir

Beaucoup plus qu’une vulgaire flamme nocturne
Symbole d’un pays qui prêche la fortune
Mon rêve n’est point américain
Tout au plus, est-il même, enfantin

Que l’homme soit fort, grand et meilleur
Que de tout ne point chercher à en être le vainqueur
Et que sa quête soit de chercher à libérer
Ce qui étouffe le peu qui lui reste de liberté.






Allez à la page: 1




Réalisé par Informatique GT2000
Copyright© 1998-2008, Dome Connection Inc.
MC Dome Connection ainsi que le logo Dome Connection sont des marques de commerce appartenant à Dome Connection Inc.