Question en deux volets: Vous savez tous qu'une mère qui a aidé son fils atteint de sclérose en plaques à se suicider, risque la prison. La question que je pose ici c'est:1- Tous les gens atteints de cette maladie ou autre maladie dégénérative qui voient ce genre de débât s'amorcer(légalisation du suicide assisté), quel effet cela peut-il avoir sur leur moral??
C'est certain qu'il faut l'amorçer un jour ce débât, il a été fait en Belgique entre autres, mais pour l'instant...2-Il y des gens atteints ici sur Séduczone de telles maladies? Ou avez-vous des proches qui en souffrent? Qu'en pensez-vous?
Personnellement moi, en entendre tant parler dans les médias, cela risquerait de me pousser à une réflexion telle, que j'en envisagerais peut-être la possibilités
C'est un sujet délicat... ça concerne des vies humaines, ici. Pas juste les personnes atteintes. Les gens autour de ces personnes en manque d'autonomie, voient leurs qualités de vies diminuées. C'est sans compter les énergies & ressources investies à améliorer le sort d'individus non autonomes.
En ce qui me concerne, je ne suis pas pour l'acharnement thérapeutique pratiqué à outrance. Et s'il est question de suicide assisté, ça ne peut être que du cas par cas.(Présentement du moins)
Les lois sont ainsi faites, qu'un père ou une mère se voient traiter en criminel d'emblée alors, qu'ils ont aidés leurs enfants a quitter ce monde d'une façon descente &, selon moi, plus humaine.
Mourir seul, comme il arrive trop souvent dans les hôpitaux et autres centres spécialisés, n'est pas humainement mieux. C'est très pratique pour la paperasse administrative, ce qui semble compter le plus
Encore une fois, les lois ne seront changées & adaptées a nos réalités, que si la population s'implique en EXIGEANT (de faire nôtre, ce droit) des lois plus humaines & moins punitives.
Je conclurais en y allant d'une réflexion égocentrique.
¨Si je n'ai pas la possibilité de mettre fin a mes jours après être devenu un fardeau pour MOI & les autres... qu'il se trouve quelqu'un d'assez humain dans mon entourage pour m'aider a partir¨ le plus tôt possible.¨
moi je suis pour le suicide assisté a ne pas confondre avec meurtre!!! je fais la difference de la maniere suivante, un suicide assisté c'est quelqu'un pour qui la vie n'a plus aucune qualité, mais qui est dans l'impossibilité de mettre fin a ses jours.... faut lire un peu de dostoievski, le debat est fait dans un de ses livres... la seule liberté de l'homme est de disposé de son droit de mort comme il l'entend!
Bien d`accord avec toi,aussi il faut surtout penser aux abus qui pourrait se produire dans de tel cas. Je crois qu`il a encore plusieurs questions à se poser........
Un tres bon sujet ici , j,ai suivis les infos et cette maman est vraiment courageuse elle perd un fils qu,elle adorait et elle s,en vas en prison ...
J,e connais bcp de gens atteint de cette maladie et c,est epouvantable de vivre sans dignité avec des douleurs extreme chaque jours ...
C,est bien evident qu,il ne faut pas generaliser et tout de go accepter de poser un geste aussi grave sans y avoir murement reflechis car pour l,instant on finis sous les barreaux ...
La plupart des gens que je connais aimerais bien avoir ce genre d,aide mais c,est pas si simple ...
Une chose est sure quand on a un proche ds cette situation on ne vois pas ca de la meme facon que ns qui avons tout ...
Oui il y a des gens atteints de cette maladie sur ce site. MOI!
Pour une personne qui vient d'avoir le diagnostique, ce débat n'est pas bon pour son moral car elle a besoin d'entendre du positif.
J'ai la sclérose en plaques depuis 1978, 26 ans plus tard je m'en sort très bien. Les premières années furent pour moi très difficiles. J'ai eu mon diagnostic après la paralysie de mon côté gauche, j'ai perdu la vue de l'oeil droit pendant un mois l'année suivante et j'ai eu plusieurs périodes avec perte d'équilibre, vue embrouillée, engourdissements etc.
Pas facile pour moi ni pour mes proches qui m'aimaient. Ce n'est pas la cause de mon divorce et ça ne m'a pas empêché de me remarier avec Alki en 2002.
Je ne blâme pas la mère d'avoir assisté son fils mais je me demande si son fils n'aurait pas pu avoir de l'aide extérieur puisqu'il n'était pas encore paralysé. Jusqu'à tel point était-il en perte d'autonomie et de souffrance physique? Souffrance morale oui mais il existe des associations et la Société de SP pour aider.
Je n'ai jamais pensé au suicide mais les 2-3 premières années je m'endormais en pensant à l'épée damoclès qui était au dessus de ma tête.
Merci pour tous vos points de vue, et particulièrement Lulu (Je ne savais pas). Mais pour quelqu'un qui vient de recevoir un diagnostic de cancer, de Parkinson, ou d'Alzheimer, ces débats de risquent-ils pas d'être générateurs de découragement, d'abandon devant de qui s'en vient???
Bien sûr il faut que notre société s'entende sur des normes précises, tant pour le suicide assisté que l'euthanasie, mais il est là le risque d'abus, comme le relate Jymyny Moi je suis d'avis, et j'y songe sérieusement à faire mon testament biologique. C'est-à-dire...décider maintenant en possédant mes pleines capacitées mentales où et quand devra s'arrêter l'archarnement thérapeutique s'il advient que je devienne cliniquement ou socialement, ou même familialement un cas lourd.
Je suis daccord que ça doit être la décision de la personne malade qui compte. et ce ne dois pas être facile comme décision. C'est toujours les parents qui posent des gestes comme ça et c'est normal aussi, plus difficile pour les parents de voir leurs enfants souffrir. J'espère qu'elle n'aura pas 14 ans de prison à faire car ça doit déjà être difficile pour elle d'accepter son geste de compassion.
J'avais enlevé ma réponse ce matin pensant que c'était toujours très dure à lire pour Mamoudouce. Elle m'a avoué que oui c'était toujours dure à lire ce qui touchait à ma santé. Quelle maman merveilleuse que j'ai!
Elle comprend très bien le geste de cette femme. Que d'Amour elle avait pour assité au suicide de son fils. Pourquoi la condamner, on ne sait même pas ce qui est vraiment arrivé, peut-être que son fils l'a obligé? Que de préjugés nous pouvons avoir
Une chose est à retenir pour cette femme est qu'elle n'a pas le droit de vivre sa peine replié sur elle-même (deuil de son fils) car, les médias et la justice ne la lache pas!
Merci Maman pour la belle conversation que nous avons eu et là... je te défend de pleurer ma belle Mamoudouce! Je t'adore!
Quand on a la santé, on a la richesse et quand on n'a pas la santé...il nous reste la plus belle chose au monde:l'amour des nôtres et l'amour universelle
Jimyny je suis bien d'accord avec ta réponse, pas facile le suicide assisté, je compatie avec cette maman qui à osé faire ce geste pour son fils qu'elle aimait tant, je crois quand tu dois voir tellement souffrir un de tes enfants, tu souhaites le délivrer de ce corps qui le fais temps soufrir. Suis certaine que ce fus pas une décision pas facile pour les deux.
Lulu, Mamandouce, je vous envoie un gros calin plein d'affection
Kikisoleil
Merci Kiki, tu viens de m'envoyer un rayon de soleil! Mamou ne peut voir ce forum, son ordi a atteind un vérus! Son technicien devrait arranger tout ça vendredi!
Merci lulu...je te caline aussi xox Je suis passée par hasard sur le site et tombée sur ce forum...
Pour ma part...je suis pour quand on a souffrance sur souffrance et que rien ne peut en venir à bout.Qu'on a perdu nos besoins fondamentaux. Car oui, il se peut qu'on ne puisse rien y faire. Et comme l'on disait plus haut.. C'est cas par cas.
On nous a mis au monde...on n'a pas demandé...la maladie très grave non plus...pourquoi n'aurait-on pas le droit de choisir de se que l'on veut faire de notre soi-même quand on est extrêmement malade et que l'on sait très bien qu'il n 'y a aucun espoir....? Vivre comme un meuble, j'pense pas que ça soit le but sur cette planète. Lorsqu'une personne peut aider dans ces cas-là car cette personne ne peut pas le faire elle-même...je suis pour!( Mon opinion perso )
À 50 ans, on pense encore avoir un bon bout de vie devant soi. On se permet de rêver a la retraite en espérant que celle-ci nous fera voyager et que les petits bobos du corps ne seront pas trop lourds à supporter.
Un verre qui glisse d’une main, un mal aux hanches, une démarche un peu plus lourde, l’amaigrissement des épaules, voilà qu’on apprend à Phil qu’il devra bientôt troquer ses beaux rêves de voyage pour la chaise roulante par ce que La S.L.A. a décidée de s’installer dans son corps.
L’escalier de plus en plus longue à descendre, compter les pas pour se rendre à la porte, tomber à mainte reprise par ce que la canne ça fait plus distingué chez un beau petit vieux de 80 ans.
Et il reste-nous, nous qui avons vécu toute une vie avec Phil, nous voilà maintenant à le ramasser, le surveiller, à broyer ses aliments, à l’encourager même si son espérance de vie est sauvagement atteinte. L’espérance d’avoir toute sa tête et se voir dépérir au point de n’avoir qu’un corps mort sur un lit à attendre.
J’ai vu Phil marcher, courir, rire, conduire sa voiture, travailler... Aujourd’hui, je vois Phil se débattre pour faire un pas avant que ceci ne soit pour lui qu’un souvenir. Je vois Phil se cacher par ce qu’il perd un peu de sa dignité mais qu’est que se sera dans quelques mois ?
Et il reste-nous, nous qui devons prendre la décision ce mois-ci à savoir si l’un de nous peut s’occuper de Phil sachant plus ou moins ce qui nous attendent.
Et si un jour Phil me demandait de l’aider à partir, je devrai fermer les yeux bien serrés pour me souvenir du Phil qu’il était, de celui qui adorait pelleter et profiter de l’air si agréable qu’apporte les premiers flocons. Du Phil qui aimait tant parler et faire de longues dissertations qui nous enrageaient, de ses gavages de desserts maisons qu’ils aimaient tant à nous en donner la nausée. De ses interminables marches qui l’emportaient d’un bout à l’autre de la ville comme un touriste en visite.
Je ne pourrais pas… Mais …
Je suis dans le domaine de la santé depuis une dizaine d'année. Je suis infirmière-auxiliaire et entendu de toute sorte sur la mort. Mais c'est tabou, Le sujet est tabou...
J'ai travaillé 5 ans dans une résidence pour sidéens, Quelques patients m'ont demander de les aider à partir. J'ai refusé. J'ai pas été capable de faire ça. Dans mon fort intérieur me suis questionné et me questionne encore.
Je respecte de tous coeur les gens qui ont pris la décision d'assister pour le grand voyage. De donner le "petit coup de pouce".
J'ai vécu une expérience spéciale sur la mort. Mon tous premier stage. Une dame de 90 ans. Très lucide. Le matin de mon évaluation à décider de ne plus manger. Elle était prête pour le grand voyage...Et ça se voyait dans ses yeux. Ça se décrit pas.....ça se "vit"!!!
Le prof à exiger que je la gave (seringue alimentaire)!!! Moi avec mon expérience sida en avais vue d'autre. Mais j'avais peur de couler mon évaluation. J'ai tenter de stimuler la patient et lui ai dit que je comprennais mais que j'avais pas le choix. Que j'avais des ordres...
La dame est morte dans l'après-midi pendant mon évaluation. Les accompagnée jusqu'à la fin avec une autre collègue.
J'ai ramassé le prof. Lui ai dit mon point de vue (tout en braillant); Qu'il était inhumain de faire ce que j'ai fait, gaver une personne sans son
consentement. Cette dame avait 90 ans et était très lucide!!! Que j'avais d'autres valeurs intérieurs que de gaver un patient sans son consentement!!!
J'ai passé mon stage sur la fesse et aujourd'hui il est interdit de gaver un patient!
Le serment d'hypocrate (serment que les médecins se doivent de signer pour donner la vie avec toute les méthodes disponibles) se doit d'être revisé.
La société est prête à dissocier ce qui est bien pour le bien-être d'une personne souffrante et que la médecine ne peu plus rien faire.
Et surtout que la personne qui le vit se doit d'être respecter dans ses choix. Même si ça fait pas l'affaire de tous le monde. C'est SA vie....