J'ai trouvé sur le Net la plupart des paroles des chansons, mais il y a des dizaines de versions des textes de ces vieilles chansons populaires, alors les textes que j'ai trouvés ne doivent pas correspondre exactement à la version chantée sur l'album, cependant c'est assez pour se donner une idée. Les voici.
J'ai vu le loup, le renard, la belette
J'ai vu le loup, le renard cheuler (boire)
C'est moi-même qui les ai rebeuillés (épiés)
J'ai vu le loup, le renard, la belette
C'est moi-même qui les ai rebeuillés
J'ai vu le loup, le renard cheuler
J'ai ouï le loup, le renard, la belette
J'ai ouï le loup, le renard chanter
C'est moi-même qui les ai rechignés
J'ai ouï le loup, le renard, la belette
C'est moi-même qui les ai rechignés
J'ai ouï le loup, le renard chanter
J'ai vu le loup, le renard, la belette
J'ai vu le loup, le
renard danser C'est moi-même qui les ai revirés
J'ai vu le loup, le renard, la belette
C'est moi-même qui les ai revirés
J'ai vu le loup, le renard danser
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Le roi Renaud de guerre vint
tenant ses tripes dans ses mains.
Sa mère était sur le créneau
qui vit venir son fils Renaud.
- Renaud, Renaud, réjouis-toi!
Ta
femme est accouché d'un roi!
- Ni de ma femme ni de mon fils
je ne saurais me réjouir.
Allez ma mère, partez devant,
faites-moi faire un beau lit blanc.
Guère de temps n'y resterai:
à la minuit trépasserai.
Mais faites-le moi faire ici-bas
que l'accouchée n'lentende pas.
Et quand ce vint sur la minuit,
le roi Renaud rendit l'esprit..
Il ne fut pas le matin jour
que les valets pleuraient tous.
Il ne fut temps de déjeuner
que les servantes ont pleuré.
- Mais dites-moi, mère, m'amie,
que pleurent nos valets ici ?
- Ma
fille, en baignant nos chevaux
ont laissé noyer le plus beau.
- Mais pourquoi, mère m'amie,
pour un cheval pleurer ainsi ?
Quand Renaud reviendra,
plus beau cheval ramènera.
Et dites-moi, mère m'amie,
que pleurent nos servantes ici ?
- Ma fille , en lavant nos linceuls
ont laissé aller le plus neuf.
Mais pourquoi, mère m'amie,
pour un linceul pleurer ainsi ?
Quand Renaud reviendra,
plus beau linceul on brodera.
Mais, dites-moi, mère m'amie,
que chantent les prêtres ici ?
- Ma fille c'est la procession
qui fait le tour de la maison.
Or, quand ce fut pour relever,
à la messe elle voulut aller,
et quand arriva le midi,
elle voulut mettre ses habits.
- Mais dites-moi, mère m'amie,
quel habit prendrai-je aujourd'hui ?
- Prenez le vert, prenez le gris,
prenez le noir pour mieux choisir.
- Mais dites-moi, mère m'amie,
qu'est-ce que ce noir-là signifie
- Femme qui relève d'enfant,
le noir lui est bien plus séant.
Quand elle fut dans l'église entrée,
un cierge on lui a présenté.
Aperçut en s'agenouillant
la terre fraîche sous son banc.
- Mais dites-moi, mère m'amie,
pourquoi la terre est rafraîchie?
- Ma fille, ne puis plus vous le cacher,
Renaud est mort et enterré.
- Renaud, Renaud, mon réconfort,
te voilà donc au rang des morts!
Divin Renaud , mon réconfort,
te voilà donc au rang des morts!
Puisque le roi Renaud est mort,
voici les clefs de mon trésor.
Prenez mes bagues et mes joyaux,
prenez bien soin du fils Renaud.
Terre, ouvre-toi, terre fends-toi,
que j'aille avec Renaud, mon roi!
Terre s'ouvrit, terre fendit,
et ci fut la belle englouti.
{ notes: Ceci n'est qu'une des très nombreuses versions (environ 60) de cette chanson.
Son origine est assez complexe. Elle est issue de la greffe d'une
chanson du XIII ème siècle qui raconte le retour du comte Renaud sur une
chanson du XVIème (le comte Redor) issue d'une légende scandinave qui a
fait fureur en Europe et engendré de nombreux textes dans divers pays.
L'un de ces textes est "le Comte Redor" en Bretagne qui est sans
doute à l'origine de la fusion (car il y a peut être des versions dérivées).}
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La Pernette se lève, deux heures d'avant le jour, deux heures d'avant le jour, deux heures d'avant le jour.
Y prend la quenouillette
Avec son petit tour.
A chaque tour de vire
Fat un soupir d'amour.
Sa mère lui vient dire
Pernette qu'avez vous ?
Avez le mal de tête
Ou bien le mal d'amour ?
N'ai pas le mal de tête
Mais bien le mal d'amour.
Ne pleure pas Pernette
Nous te marierons.
Avec le fils d'un prince
Ou celui d'un baron.
je ne veux pas d'un prince
Ni du fils d'un baron.
je veux mon ami Pierre
Qu'est dedans la prison.
Tu n'auras pas ton Pierre
Nous le pendolerons.
Si vous pendolez Pierre
Pendolez moi itou.
Au chemin de Saint-Jacques
Enterrez nous tous deux.
Couvrez Pierre de roses
Et moi de mille fleurs.
Les pèlerins qui passent
En prendront quelques brout.
Diront : Que Dieu ait l'âme
Des pauvres
amoureux.
L'un pour l'amour de l'autre
Ils sont morts tous les deux.
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Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.
-
Ce jardin est bel et plaisant ;
Il est garni de toutes flours ;
On y prend son ébattement
Autant la nuit comme le jour.
-
Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.
-
Hélas ! Il n'est si douce chose
Que de ce doux rossignolet
Qui chante au soir, au matinet,
Quand il est las, il se repose.
-
Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.
-
Je la vis l'autre jour, cueillir
La violette en un vert pré,
La plus belle qu'oncques je vis,
Et la plus plaisante à mon gré.
-
Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.
-
Je la regardai une pose :
Elle était blanche comme lait
Et douce comme un agnelet,
Et vermeillette comme rose.
-
Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.
Quelques clefs pour comprendre ce chant : l'orthographe est moderne mais certains mots ont du être gardés pour les rimes et pour que le nombre de pas des vers soit sauvegardé.
L'amour de moy s'y est enclose = Mon amour est enfermée dans...
Il est garni de toutes flours ; = flours pour fleurs, mais fleurs ne rime pas avec jours !
On y prend son ébattement = On y prend du plaisir (?)
La plus belle qu'oncques je vis, = La plus belle que jamais je ne vis,
Et vermeillette comme rose . = Est-ce bien nécessaire : vermeillette de vermeil, rouge, mais c'est quand même plus joli vermeillette !
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En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots,
Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots,
Je ne suis pas si vilaine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Je ne suis pas si vilaine,
Avec mes sabots,
Je ne suis pas si vilaine,
Avec mes sabots,
Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots,
Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots,
Il m'a donné pour étrenne,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Il m'a donné pour étrenne,
Avec mes sabots,
Il m'a donné pour étrenne,
Avec mes sabots,
Un bouquet de marjolaine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Un bouquet de marjolaine,
Avec mes sabots,
Un bouquet de marjolaine,
Avec mes sabots,
Je l'ai planté sur la plaine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
Je l'ai planté sur la plaine,
Avec mes sabots,
Je l'ai planté sur la plaine,
Avec mes sabots,
S'il fleurit, je serai reine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
S'il fleurit, je serai reine,
Avec mes sabots,
S'il fleurit, je serai reine,
Avec mes sabots,
S'il y meurt, je perds ma peine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.
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Une
jeune fillette
de noble coeur,
Plaisante et joliette,
de grand valeur,
Outre son gré
on l'a rendu nonette,
Cela point ne luy haicte,
D'où vit en grand douleur.
Un soir après complie
Seulette estoit,
En grand mélancolie
Se tourmentoit,
Disant ainsi: "Douce Vierge Marie;
Abrège moy la vie
Puisque mourir je doy.
"Mon pauvre coeur soupire
incessament,
Aussi ma mort desire
Journellement,
Qu'à mes parent ne puis mander n'escrire.
Ma beaute fort empire,
Je vis en grand tourment.
"Que ne m'a-ton donnée
A mon loyal amy,
Qui m'a tant desirée,
Aussi ay'je moy luy?
Toute la nuit me tiendroit embrassée,
Me disant sa pensée,
Et moy la mienne a luy.
"La mort est fort cruelle
A endurer,
Combien qu'il faut par elle
Trestous passer.
Encor est plus le grand mal qui s'endure.
Et la peine plus dure
Qu'il me faut supporter.
"Adieu vous dis, mon père,
Ma mère et mes parents,
Qui m'avez voulu faire
Nonette en ce convent.
Où il n'y a point de resjouissance.
Je vis en deplaisance,
Je n'attends que la mort.
"Adieu vous dis
les filles De mon pays,
Puisu'en cette abbaye
Me faut mourir.
En attendant de mon Dieu la sentence
Je vis en esperance
D'en avoir reconfort."
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Le Roi Louis est sur son pont
Tenant sa fille en son giron
Elle se voudrait bien marier
Au beau Déon, franc chevalier
Ma fille, n'aimez jamais Déon
Car c'est un chevalier félon;
C'est le plus pauvre chevalier,
Qui n'a pas vaillant six deniers.
-J'aime Déon, je l'aimerai,
J'aime Déon pour sa beauté,
Plus que ma mère et mes parents,
Et vous mon père, qui m'aimez tant.
-Ma fille, il faut changer d'amour,
Ou vous entrerez dans la tour.
-J'aime mieux rester dans la tour,
Mon père que de changer d'amour.
-Avant que changer mes amours,
J'aime mieux mourir dans la tour.
-Eh bien ma fille, vous y mourrez,
De guérison point vous n'aurez.
Le beau Déon, passant par là,
Un mot de lettre lui jeta;
Il y avait dessus écrit:
"Belle, ne le mettez en oubli";
Faites-vous morte ensevelir,
Que l'on vous porte à Saint-Denis;
En terre laissez-vous porter,
Point enterrer ne vous lairrai.
La belle n'y a pas manqué,
Dans le moment a trépassé;
Elle s'est laissé ensevelir,
On l'a portée à Saint-Denis.
Le roi va derrière en pleurant,
Les prêtres vont devant chantant:
Quatre-vingts prêtres, trente abbés,
Autant d'évêques couronnés.
Le beau Déon passant par là:
-Arrêtez, prêtres, halte-là!
C'est m'amie que vous emportez,
Ah! laissez-moi la regarder!
Il tira son couteau d'or fin
Et décousit le drap de lin:
En l'embrassant, fit un soupir,
La belle lui fit un souris:
-Ah! voyez quelle trahison
De ma fille et du beau Déon!
Il les faut pourtant marier,
Et qu'il n'en soit jamais parlé.
Sonnez trompettes et violons,
Ma fille aura le beau Déon.
Fillette qu'a envie d'aimer,
Père ne peut l'en empêcher!
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Buvons un coup, buvons en deux
À la santé des amoureux
À la santé du Roi de
France Et merde pour celui d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !
Le trente et un du mois d'août
Nous aperçûm' sous l'vent à nous
Une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
C'était pour aller à Bordeaux !
Le Capitaine au même instant
Fit appeler son Lieutenant
« Lieutenant, te sens-tu l'courage
Dis-moi te sens-tu assez fort
Pour prendre l'Anglais à ton bord ! »
Le Lieutenant fier et hardi
Lui répondit : « Capitaine oui
Faites monter tout l'équipage
Hardis gabiers, gais matelots
Faites monter tout le monde en haut ! »
Le Maître donne un coup de sifflet
« En haut larguez les perroquets,
Largue les ris et vent arrière,
Laisse porter jusqu'à son bord,
Pour voir qui sera le plus fort ! »
Vire lof pour lof en arrivant
Nous l'avons pris par son avant,
À coup de haches d'abordage,
De piques et de mousquetons,
Nous l'avons mis à la raison !
Que dira-t-on de lui tantôt
En Angleterre et à Bordeaux ?
D'avoir si bien paré l'outrage
Par un vaisseau de six canons
Lui qu'en avait trente et si bons !
Buvons un coup, buvons en deux
à la santé des amoureux
À la santé du Roi de France
À qui nous devons le succès
D'être vainqueurs sur les Anglais.
Buvons un coup, buvons en deux
À la santé des amoureux
À la santé du Roi de France
Et merde pour celui d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !
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Aux marches du palais (bis)
Y a une tant
belle fille, lon-la
Y a une tant belle fille
Elle a tant d'amoureux (bis)
Qu'ell' ne sait lequel prendre, lon-la
Qu'ell' ne sait lequel prendre
C'est un p'tit cordonnier (bis)
Qu'a eu sa préférence, lon-la
Qu'a eu sa préférence
Et c'est en la chaussant (bis)
Qu'il lui fit sa demande
Qu'il lui fit sa demande
La bell', si tu voulais (bis)
Nous dormirions ensemble
Nous dormirions ensemble
Dans un beau lit carré (bis)
Garni de taies blanches
Garni de taies blanches
Aux quatre coins du lit (bis)
Un bouquet de pervenches
Un bouquet de pervenches
Dans le mitan du lit (bis)
La rivière est profonde
La rivière est profonde
Tous les chevaux du roi (bis)
Pourraient y boire ensemble
Pourraient y boire ensemble
Et là nous dormirions (bis)
Jusqu'à la fin du monde
Jusqu'à la fin du monde
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J’ai trois
amants devant ma porte
Et à une heure après minuit
Frappent à la fenêtre près de mon lit.
Refrain
Réveillez-vous belle endormie
Réveillez-vous si vous dormez
Mon coeur désire à vous parler.
Je ne dors pas lorsque je veille
Toute la nuit je pense à vous
Mon doux ami, marions-nous.
Amant, va-t'en trouver mon père
Car si mon père le veut bien
Nous passerons le contrat demain.
Riche paysan, donnez-moi votre fille
Donnez-la-moi en vous priant
Vous me rendrez le cœur content.
Nom, nom ma fille elle trop jeune
Elle est trop jeune de deux ans
Faites donc l'amour en attendant.
Nom, nom, je ne sais pas le faire
Garçon qui fait l'amour longtemps
Il est en danger de perdre son temps.
J'irai sur la haute montagne
Pleurer la nuit, chanter le jour
Tout en regrettant mes tendres amours.
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1. Le roi a fait battre tambour
Pour voir toutes ses dames
Et la première qu'il a vue
Lui a ravi son âme
2. Marquis dis-moi la connais-tu
Qui est cette jolie dame ?
Le marquis lui a répondu
Sire roi, c'est ma femme
3. Marquis, tu es plus heureux que moi
D'avoir femme si belle
Si tu voulais me la donner
Je me chargerais d'elle
4. Sire, si vous n'étiez le roi
J'en tirerais vengeance
Mais puisque vous êtes le roi
A votre obéissance.
5. Marquis ne te fâche donc pas
T'auras ta récompense
Je te ferai dans mes armées
Beau maréchal de France
6. Adieu, ma mie, adieu, mon cœur !
Adieu mon espérance
Puisqu'il nous faut servir le roi
Séparons-nous d'ensemble
7. La reine a fait faire un bouquet
De
belles fleurs de lys
Et la senteur de ce bouquet
A fait mourir marquise.
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pas trouvé
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Nous étions vingt ou trente
Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc
A la mode des, vous m'entendez,
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands.
La première volerie
Que je fis dans ma vie,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un, vous m'entendez,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé.
J'entrai dedans sa chambre,
Mon Dieu, qu'elle était grande,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main, vous m'entendez,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.
J'entrai dedans une autre
Mon Dieu, qu'elle était haute,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois, vous m'entendez,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois chariots.
Je les portai pour vendre
A la foire de Hollande
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien, vous m'entendez,
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien coûté.
Ces messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt, vous m'entendez,
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt jugé.
Ils m'ont jugé à pendre,
Que c'est dur à entendre
A pendre et étrangler
Sur la place du, vous m'entendez,
A pendre et étrangler
Sur la place du marché.
Monté sur la potence
Je regardai la France
Je vis mes compagnons
A l'ombre d'un, vous m'entendez,
Je vis mes compagnons
A l'ombre d'un buisson.
Compagnons de misère
Allez dire à ma mère
Qu'elle ne m'reverra plus
J' suis un enfant, vous m'entendez,
Qu'elle ne m'reverra plus
J'suis un enfant perdu.
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pas trouvé la dernière non plus.