7 octobre 2008 - 08h45



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  Auteur  
                Message 57 réponse(s)  
  ♫ Qu'est-ce que vous voulez entendre? ♫
  cfec_sz
  2004-12-26 Sujet soumis  

C'est terminé

[Modifié le 12/31/2004 12:32:39 AM]

   cfec_sz
  2004-12-26 Réponse #21  

J'ai trouvé sur le Net la plupart des paroles des chansons, mais il y a des dizaines de versions des textes de ces vieilles chansons populaires, alors les textes que j'ai trouvés ne doivent pas correspondre exactement à la version chantée sur l'album, cependant c'est assez pour se donner une idée. Les voici.







J'ai vu le loup, le renard, la belette
J'ai vu le loup, le renard cheuler (boire)
C'est moi-même qui les ai rebeuillés (épiés)
J'ai vu le loup, le renard, la belette
C'est moi-même qui les ai rebeuillés
J'ai vu le loup, le renard cheuler

J'ai ouï le loup, le renard, la belette
J'ai ouï le loup, le renard chanter
C'est moi-même qui les ai rechignés
J'ai ouï le loup, le renard, la belette
C'est moi-même qui les ai rechignés
J'ai ouï le loup, le renard chanter

J'ai vu le loup, le renard, la belette
J'ai vu le loup, le renard danser
C'est moi-même qui les ai revirés
J'ai vu le loup, le renard, la belette
C'est moi-même qui les ai revirés
J'ai vu le loup, le renard danser


######################################


Le roi Renaud de guerre vint
tenant ses tripes dans ses mains.
Sa mère était sur le créneau
qui vit venir son fils Renaud.

- Renaud, Renaud, réjouis-toi!
Ta femme est accouché d'un roi!
- Ni de ma femme ni de mon fils
je ne saurais me réjouir.

Allez ma mère, partez devant,
faites-moi faire un beau lit blanc.
Guère de temps n'y resterai:
à la minuit trépasserai.

Mais faites-le moi faire ici-bas
que l'accouchée n'lentende pas.
Et quand ce vint sur la minuit,
le roi Renaud rendit l'esprit..

Il ne fut pas le matin jour
que les valets pleuraient tous.
Il ne fut temps de déjeuner
que les servantes ont pleuré.

- Mais dites-moi, mère, m'amie,
que pleurent nos valets ici ?
- Ma fille, en baignant nos chevaux
ont laissé noyer le plus beau.

- Mais pourquoi, mère m'amie,
pour un cheval pleurer ainsi ?
Quand Renaud reviendra,
plus beau cheval ramènera.

Et dites-moi, mère m'amie,
que pleurent nos servantes ici ?
- Ma fille , en lavant nos linceuls
ont laissé aller le plus neuf.

Mais pourquoi, mère m'amie,
pour un linceul pleurer ainsi ?
Quand Renaud reviendra,
plus beau linceul on brodera.

Mais, dites-moi, mère m'amie,
que chantent les prêtres ici ?
- Ma fille c'est la procession
qui fait le tour de la maison.

Or, quand ce fut pour relever,
à la messe elle voulut aller,
et quand arriva le midi,
elle voulut mettre ses habits.

- Mais dites-moi, mère m'amie,
quel habit prendrai-je aujourd'hui ?
- Prenez le vert, prenez le gris,
prenez le noir pour mieux choisir.

- Mais dites-moi, mère m'amie,
qu'est-ce que ce noir-là signifie
- Femme qui relève d'enfant,
le noir lui est bien plus séant.

Quand elle fut dans l'église entrée,
un cierge on lui a présenté.
Aperçut en s'agenouillant
la terre fraîche sous son banc.

- Mais dites-moi, mère m'amie,
pourquoi la terre est rafraîchie?
- Ma fille, ne puis plus vous le cacher,
Renaud est mort et enterré.

- Renaud, Renaud, mon réconfort,
te voilà donc au rang des morts!
Divin Renaud , mon réconfort,
te voilà donc au rang des morts!

Puisque le roi Renaud est mort,
voici les clefs de mon trésor.
Prenez mes bagues et mes joyaux,
prenez bien soin du fils Renaud.

Terre, ouvre-toi, terre fends-toi,
que j'aille avec Renaud, mon roi!
Terre s'ouvrit, terre fendit,
et ci fut la belle englouti.


{ notes: Ceci n'est qu'une des très nombreuses versions (environ 60) de cette chanson.
Son origine est assez complexe. Elle est issue de la greffe d'une
chanson du XIII ème siècle qui raconte le retour du comte Renaud sur une
chanson du XVIème (le comte Redor) issue d'une légende scandinave qui a
fait fureur en Europe et engendré de nombreux textes dans divers pays.
L'un de ces textes est "le Comte Redor" en Bretagne qui est sans
doute à l'origine de la fusion (car il y a peut être des versions dérivées).}


######################################

La Pernette se lève, deux heures d'avant le jour, deux heures d'avant le jour, deux heures d'avant le jour.

Y prend la quenouillette
Avec son petit tour.

A chaque tour de vire
Fat un soupir d'amour.

Sa mère lui vient dire
Pernette qu'avez vous ?

Avez le mal de tête
Ou bien le mal d'amour ?

N'ai pas le mal de tête
Mais bien le mal d'amour.

Ne pleure pas Pernette
Nous te marierons.

Avec le fils d'un prince
Ou celui d'un baron.

je ne veux pas d'un prince
Ni du fils d'un baron.

je veux mon ami Pierre
Qu'est dedans la prison.

Tu n'auras pas ton Pierre
Nous le pendolerons.

Si vous pendolez Pierre
Pendolez moi itou.

Au chemin de Saint-Jacques
Enterrez nous tous deux.

Couvrez Pierre de roses
Et moi de mille fleurs.

Les pèlerins qui passent
En prendront quelques brout.

Diront : Que Dieu ait l'âme
Des pauvres amoureux.

L'un pour l'amour de l'autre
Ils sont morts tous les deux.

######################################

Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.

-

Ce jardin est bel et plaisant ;
Il est garni de toutes flours ;
On y prend son ébattement
Autant la nuit comme le jour.

-

Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.

-

Hélas ! Il n'est si douce chose
Que de ce doux rossignolet
Qui chante au soir, au matinet,
Quand il est las, il se repose.

-

Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.

-

Je la vis l'autre jour, cueillir
La violette en un vert pré,
La plus belle qu'oncques je vis,
Et la plus plaisante à mon gré.

-

Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.

-

Je la regardai une pose :
Elle était blanche comme lait
Et douce comme un agnelet,
Et vermeillette comme rose.

-

Refrain
L'amour de moy s'y est enclose,
Dedans un joli jardinet,
Où croît la rose et le muguet,
Et aussi fait la passerose.

Quelques clefs pour comprendre ce chant : l'orthographe est moderne mais certains mots ont du être gardés pour les rimes et pour que le nombre de pas des vers soit sauvegardé.
L'amour de moy s'y est enclose = Mon amour est enfermée dans...
Il est garni de toutes flours ; = flours pour fleurs, mais fleurs ne rime pas avec jours !
On y prend son ébattement = On y prend du plaisir (?)
La plus belle qu'oncques je vis, = La plus belle que jamais je ne vis,
Et vermeillette comme rose . = Est-ce bien nécessaire : vermeillette de vermeil, rouge, mais c'est quand même plus joli vermeillette !

######################################

En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.

Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.

Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots,
Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots,
Je ne suis pas si vilaine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.

Je ne suis pas si vilaine,
Avec mes sabots,
Je ne suis pas si vilaine,
Avec mes sabots,
Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.

Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots,
Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots,
Il m'a donné pour étrenne,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.

Il m'a donné pour étrenne,
Avec mes sabots,
Il m'a donné pour étrenne,
Avec mes sabots,
Un bouquet de marjolaine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.

Un bouquet de marjolaine,
Avec mes sabots,
Un bouquet de marjolaine,
Avec mes sabots,
Je l'ai planté sur la plaine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.

Je l'ai planté sur la plaine,
Avec mes sabots,
Je l'ai planté sur la plaine,
Avec mes sabots,
S'il fleurit, je serai reine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.

S'il fleurit, je serai reine,
Avec mes sabots,
S'il fleurit, je serai reine,
Avec mes sabots,
S'il y meurt, je perds ma peine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.

######################################

Une jeune fillette
de noble coeur,
Plaisante et joliette,
de grand valeur,
Outre son gré
on l'a rendu nonette,
Cela point ne luy haicte,
D'où vit en grand douleur.

Un soir après complie
Seulette estoit,
En grand mélancolie
Se tourmentoit,
Disant ainsi: "Douce Vierge Marie;
Abrège moy la vie
Puisque mourir je doy.

"Mon pauvre coeur soupire
incessament,
Aussi ma mort desire
Journellement,
Qu'à mes parent ne puis mander n'escrire.
Ma beaute fort empire,
Je vis en grand tourment.

"Que ne m'a-ton donnée
A mon loyal amy,
Qui m'a tant desirée,
Aussi ay'je moy luy?
Toute la nuit me tiendroit embrassée,
Me disant sa pensée,
Et moy la mienne a luy.

"La mort est fort cruelle
A endurer,
Combien qu'il faut par elle
Trestous passer.
Encor est plus le grand mal qui s'endure.
Et la peine plus dure
Qu'il me faut supporter.

"Adieu vous dis, mon père,
Ma mère et mes parents,
Qui m'avez voulu faire
Nonette en ce convent.
Où il n'y a point de resjouissance.
Je vis en deplaisance,
Je n'attends que la mort.

"Adieu vous dis les filles
De mon pays,
Puisu'en cette abbaye
Me faut mourir.
En attendant de mon Dieu la sentence
Je vis en esperance
D'en avoir reconfort."

######################################

Le Roi Louis est sur son pont
Tenant sa fille en son giron
Elle se voudrait bien marier
Au beau Déon, franc chevalier

Ma fille, n'aimez jamais Déon
Car c'est un chevalier félon;
C'est le plus pauvre chevalier,
Qui n'a pas vaillant six deniers.

-J'aime Déon, je l'aimerai,
J'aime Déon pour sa beauté,
Plus que ma mère et mes parents,
Et vous mon père, qui m'aimez tant.

-Ma fille, il faut changer d'amour,
Ou vous entrerez dans la tour.
-J'aime mieux rester dans la tour,
Mon père que de changer d'amour.

-Avant que changer mes amours,
J'aime mieux mourir dans la tour.
-Eh bien ma fille, vous y mourrez,
De guérison point vous n'aurez.

Le beau Déon, passant par là,
Un mot de lettre lui jeta;
Il y avait dessus écrit:
"Belle, ne le mettez en oubli";

Faites-vous morte ensevelir,
Que l'on vous porte à Saint-Denis;
En terre laissez-vous porter,
Point enterrer ne vous lairrai.

La belle n'y a pas manqué,
Dans le moment a trépassé;
Elle s'est laissé ensevelir,
On l'a portée à Saint-Denis.

Le roi va derrière en pleurant,
Les prêtres vont devant chantant:
Quatre-vingts prêtres, trente abbés,
Autant d'évêques couronnés.

Le beau Déon passant par là:
-Arrêtez, prêtres, halte-là!
C'est m'amie que vous emportez,
Ah! laissez-moi la regarder!

Il tira son couteau d'or fin
Et décousit le drap de lin:
En l'embrassant, fit un soupir,
La belle lui fit un souris:

-Ah! voyez quelle trahison
De ma fille et du beau Déon!
Il les faut pourtant marier,
Et qu'il n'en soit jamais parlé.

Sonnez trompettes et violons,
Ma fille aura le beau Déon.
Fillette qu'a envie d'aimer,
Père ne peut l'en empêcher!

######################################

Buvons un coup, buvons en deux
À la santé des amoureux
À la santé du Roi de France
Et merde pour celui d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !

Le trente et un du mois d'août
Nous aperçûm' sous l'vent à nous
Une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
C'était pour aller à Bordeaux !

Le Capitaine au même instant
Fit appeler son Lieutenant
« Lieutenant, te sens-tu l'courage
Dis-moi te sens-tu assez fort
Pour prendre l'Anglais à ton bord ! »

Le Lieutenant fier et hardi
Lui répondit : « Capitaine oui
Faites monter tout l'équipage
Hardis gabiers, gais matelots
Faites monter tout le monde en haut ! »

Le Maître donne un coup de sifflet
« En haut larguez les perroquets,
Largue les ris et vent arrière,
Laisse porter jusqu'à son bord,
Pour voir qui sera le plus fort ! »

Vire lof pour lof en arrivant
Nous l'avons pris par son avant,
À coup de haches d'abordage,
De piques et de mousquetons,
Nous l'avons mis à la raison !

Que dira-t-on de lui tantôt
En Angleterre et à Bordeaux ?
D'avoir si bien paré l'outrage
Par un vaisseau de six canons
Lui qu'en avait trente et si bons !

Buvons un coup, buvons en deux
à la santé des amoureux
À la santé du Roi de France
À qui nous devons le succès
D'être vainqueurs sur les Anglais.

Buvons un coup, buvons en deux
À la santé des amoureux
À la santé du Roi de France
Et merde pour celui d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !

######################################

Aux marches du palais (bis)
Y a une tant belle fille, lon-la
Y a une tant belle fille

Elle a tant d'amoureux (bis)
Qu'ell' ne sait lequel prendre, lon-la
Qu'ell' ne sait lequel prendre

C'est un p'tit cordonnier (bis)
Qu'a eu sa préférence, lon-la
Qu'a eu sa préférence

Et c'est en la chaussant (bis)
Qu'il lui fit sa demande
Qu'il lui fit sa demande

La bell', si tu voulais (bis)
Nous dormirions ensemble
Nous dormirions ensemble

Dans un beau lit carré (bis)
Garni de taies blanches
Garni de taies blanches

Aux quatre coins du lit (bis)
Un bouquet de pervenches
Un bouquet de pervenches

Dans le mitan du lit (bis)
La rivière est profonde
La rivière est profonde

Tous les chevaux du roi (bis)
Pourraient y boire ensemble
Pourraient y boire ensemble

Et là nous dormirions (bis)
Jusqu'à la fin du monde
Jusqu'à la fin du monde


######################################

J’ai trois amants devant ma porte
Et à une heure après minuit
Frappent à la fenêtre près de mon lit.

Refrain

Réveillez-vous belle endormie
Réveillez-vous si vous dormez
Mon coeur désire à vous parler.

Je ne dors pas lorsque je veille
Toute la nuit je pense à vous
Mon doux ami, marions-nous.

Amant, va-t'en trouver mon père
Car si mon père le veut bien
Nous passerons le contrat demain.

Riche paysan, donnez-moi votre fille
Donnez-la-moi en vous priant
Vous me rendrez le cœur content.

Nom, nom ma fille elle trop jeune
Elle est trop jeune de deux ans
Faites donc l'amour en attendant.

Nom, nom, je ne sais pas le faire
Garçon qui fait l'amour longtemps
Il est en danger de perdre son temps.

J'irai sur la haute montagne
Pleurer la nuit, chanter le jour
Tout en regrettant mes tendres amours.

######################################

1. Le roi a fait battre tambour
Pour voir toutes ses dames
Et la première qu'il a vue
Lui a ravi son âme

2. Marquis dis-moi la connais-tu
Qui est cette jolie dame ?
Le marquis lui a répondu
Sire roi, c'est ma femme

3. Marquis, tu es plus heureux que moi
D'avoir femme si belle
Si tu voulais me la donner
Je me chargerais d'elle

4. Sire, si vous n'étiez le roi
J'en tirerais vengeance
Mais puisque vous êtes le roi
A votre obéissance.

5. Marquis ne te fâche donc pas
T'auras ta récompense
Je te ferai dans mes armées
Beau maréchal de France

6. Adieu, ma mie, adieu, mon cœur !
Adieu mon espérance
Puisqu'il nous faut servir le roi
Séparons-nous d'ensemble

7. La reine a fait faire un bouquet
De belles fleurs de lys
Et la senteur de ce bouquet
A fait mourir marquise.

######################################

pas trouvé

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Nous étions vingt ou trente
Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc
A la mode des, vous m'entendez,
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands.

La première volerie
Que je fis dans ma vie,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un, vous m'entendez,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé.

J'entrai dedans sa chambre,
Mon Dieu, qu'elle était grande,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main, vous m'entendez,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.

J'entrai dedans une autre
Mon Dieu, qu'elle était haute,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois, vous m'entendez,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois chariots.

Je les portai pour vendre
A la foire de Hollande
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien, vous m'entendez,
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien coûté.

Ces messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt, vous m'entendez,
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt jugé.

Ils m'ont jugé à pendre,
Que c'est dur à entendre
A pendre et étrangler
Sur la place du, vous m'entendez,
A pendre et étrangler
Sur la place du marché.

Monté sur la potence
Je regardai la France
Je vis mes compagnons
A l'ombre d'un, vous m'entendez,
Je vis mes compagnons
A l'ombre d'un buisson.

Compagnons de misère
Allez dire à ma mère
Qu'elle ne m'reverra plus
J' suis un enfant, vous m'entendez,
Qu'elle ne m'reverra plus
J'suis un enfant perdu.

######################################

pas trouvé la dernière non plus.


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #22  

De retour demain.


   mariogm_sz
  2004-12-27 Réponse #23  

en tout cas, t'auras battu (et de trèèèès loin) le record de l ongueur de page sur séduc

T'es vraiment un as !



   fishy
  2004-12-27 Réponse #24  

cfec...

The Cranberries...
en premier...
suis-je trop tard ??

J't'ai occupée un peu hier ...



   Spaële_sz
  2004-12-27 Réponse #25  

Lundi 16:30.....j'ai fini!*grand smile* merci!


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #26  

Je suis de retour! Là je vais manger et dans une heure je vais mettre d'autres musiques en ligne. Si il y a d'autres demandes entre temps et que Fishy* ne me confirme pas qu'elle est en ligne et prête pour les Cranberries, je vais y aller avec ces nouvelles demandes.


   fishy
  2004-12-27 Réponse #27  

one two one two
test
i'm one line


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #28  

Es-tu sur la haute vitesse Fishy*? Ça va me dire sur lequel de mes 2 serveurs je te le mets...


   fishy
  2004-12-27 Réponse #29  

videotron de base


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #30  

Excuse mon manque de culture vidéotronesque, "vidéotron de base" c'est slow ça? Je te mets donc sur zerocontact. Ça s'en vient!


   fishy
  2004-12-27 Réponse #31  

je sais pas trop mais je crois que sé lent


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #32  

Est-ce qu'il y a une autre demande spéciale pour un album ou juste une pièce? Parce que sinon je vais vous faire découvrir une autre perle rare comme "Aux Marches Du Palais" hier...

Fishy* je vais te poster un mot de passe par PM. Et ceux qui veulent Cranberries aussi, vous n'avez qu'à me demander un mot de passe par PM. Je fais ça parce que Fishy* semble avoir la basse vitesse et je vais devoir laisser les mp3 en ligne longtemps pour elle (bande passante).


   fishy
  2004-12-27 Réponse #33  

s'koi pm ? lol
marci cfec!!


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #34  

Private Message


   fishy
  2004-12-27 Réponse #35  

vouala j'ai finie merci cfec!


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #36  

Là je vais manger et en revenant, si il n'y a pas de demande spéciale, je vais mettre des albums susceptibles d'être des découvertes intéressantes pour vous.

Ah oui j'oubliais: Tangerine Dream! Je le mets en ligne Fishy*?


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #37  

Ok Fishy*, j'ai mis Tangerine Dream dans le même répertoire que Cranberries.


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #38  

J'ai posté le sampler d'Alia Vox.

Le lien vers les mp3 est dans le premier message de ce sujet que j'ai édité.

Et voici ce qu'est Alia Vox:
Cliquez ici pour visiter la page!

Et voici le catalogue Alia Vox:
Cliquez ici pour visiter la page!

Très belle musique ancienne et beau chant pour tous les goûts.

[Modifié le 12/28/2004 2:20:07 AM]


   Matador_sz
  2004-12-27 Réponse #39  

Ça??

Par Sophie Roughol

Pour aller au bout de sa recherche et de ses exigences, pour faire la musique "que l'on rêve" Jordi Savall crée le label Alia Vox, pour lequel il enregistrera désormais en exclusivité. Entretien.

Comme beaucoup de gambistes, votre chemin musical est passé par le violoncelle. Mais avant ? Quel a été l'élément fondateur de votre goût musical ?

Le chant... Et très tôt. A six ans, j'étais dans une école religieuse, avec la messe tous les matins. J'étais fasciné par les chants, et je me suis présenté au directeur de choeur : il m'a pris. Tous les jours, nous chantions du grégorien, et aussi des pièces polyphoniques. Le violoncelle, ça s'est passé plus tard. J'avais mué et donc abandonné le chant, mais je continuais à prendre des leçons d'harmonie et de contrepoint. Un jour, j'ai entendu une répétition du début du Requiem de Mozart. Le choeur était accompagné de deux violons, un alto et un violoncelle. Le choc a été tel que j'ai marché pendant une heure, hébété. C'était le son du violoncelle qui m'avait le plus impressionné. Ce jour-là, j'ai décidé d'être musicien. J'ai commencé tout seul ; après un premier son pas très beau, j'ai tout de suite commencé à comprendre la relation essentielle entre le mouvement de l'archet et la qualité du son. Deux mois plus tard, j'ai pris ma première leçon avec un professeur : quand je lui ai dit que je travaillais seul depuis seulement deux mois , il n'a jamais voulu me croire...
On parle toujours de Casals, ce qui est bien, mais on oublie trop souvent de dire qu'il y avait à cette époque à Barcelone bien d'autres musiciens de talent, comme Joan Macia, qui était capable de me donner trois heures de leçon sur Bach en comparant telle phrase d'une suite pour violoncelle avec telle autre des cantates. Je baignais dans une ambiance de réflexion formidable. J'ai tout de suite été fasciné par Bach et par toutes les musiques inconnues, que je cherchais et jouais de façon intuitive. Et je travaillais aussi Dvorak, Webern, Brahms, Schumann... C'était deux mondes qui se complétaient.

On a dit que vous avez touché votre première viole de gambe à Saint Jacques de Compostelle. D'autres disent que c'est à Barcelone, lors d'un concert avec Victoria de Los Angeles. Quelle est la bonne version ? Quelles furent les circonstances exactes ?

Il y a eu en fait une série d'évènements. Ainsi, au concours Gaspar Cassado, j'avais apporté une pièce de Diego Ortiz, un répertoire vraiment inhabituel. On m'a demandé de le faire avec piano, et j'ai refusé, je n'ai pas joué. J'ai aussi rencontré Rafaël Puyana qui était professeur de clavecin et de musique de chambre, et qui devant mon jeu m'a conseillé la viole de gambe. Et j'ai aussi à cette époque rencontré Montserrat Figuerras, qui étudiait aussi le violoncelle et chantait. Mais l'histoire définitive s'est déroulée au printemps suivant, à Paris, où je jouais avec les JMF. J'en ai profité pour dévorer à la Bibliothèque Nationale, des montagnes de partitions et de manuscrits. C'était en 1966. Là, devant ce qui s'ouvrait devant moi, je n'ai plus hésité. J'ai commencé par travailler la viole en autodidacte, puis j'ai rencontré Wieland Kuijken qui venait à Barcelone, pour un concert Bach, la même semaine où j'y donnais mon premier concert. Le mois d'août suivant, j'ai travaillé pendant une dizaine de jours avec lui. Ce fut un moment très enrichissant pour moi.

Dans votre formation, y-a-t-il une ligne Casals-Savall, celle de l'esprit, et une ligne Wenzinger-Savall, celle de la technique ?

C'est un peu cela, mais pas de façon aussi systématique. La première fois que j'ai entendu Casals à Prades, c'est sa manière de jouer qui m'a impressionné : force et souplesse, chaleur, grâce, finesse... Chaque note avait un sens. En même temps, Casals était une leçon de philosophie permanente : il a travaillé pendant dix ans les Suites pour violoncelle de Bach, avant d'oser les présenter en public, des oeuvres qu'on considérait comme de simples études ! L'idée pour l'époque était si belle : oser la différence. Sans le savoir, instinctivement, j'ai un peu pris dès le départ la même attitude. Car j'ai commencé à enregistrer Marais et Couperin dix ans seulement après avoir commencé à travailler. Je n'étais pas encore prêt. J'ai commencé avec la musique espagnole en 67, la musique catalane, Diego Ortiz en 1968, mais ce sont des musiques proches de moi. La musique française, c'était un tout autre problème, il fallait la retrouver par un dialogue permanent avec les maîtres absents : il fallait jouer chaque page de Marais, une pièce après l'autre, sans idée préconcue, et avec Marais faire l'apprentissage du langage de la viole française. Il fallait aussi lire les correspondances, les traités, tout ce qui avait été écrit à l'époque, pour que le puzzle se mette en placeet pour acquérir la conviction du bon geste. Et trouver aussi les réponses possibles aux problèmes de l'ornementation, qu'elle ne soit pas maniérée, mais naturelle et gracieuse, qu'elle réponde à une nécessité. Aujourd'hui encore, je commande sans arrêt des microfilms, c'est aussi naturel pour moi que d'ouvrir un journal le matin. Mais je n'ai pas toujours le temps de transcrire moi-même à la main, j'ai des musicologues qui collaborent avec moi.
Du côté de Wenzinger, la Schola Cantorum de Bâle était une structure importante pour son travail de réflexion, d'analyse philosophique et historique. C'était l'aspect plus intellectuel, plus réfléchi, de mon travail, mais les deux se complétaient admirablement. Wenzinger était un personnage d'une grande noblesse : j'avais lu la correspondance de Forqueray sur l'usage du troisième doigt de la main droite, qui était pour lui l'âme de la musique. J'avais décidé de l'appliquer, et bien sûr Wenzinger ne le faisait pas. A notre première rencontre, il a vu cette différence technique, mais il n'a pas cherché à me corriger, il m'a laissé faire. Simplement, il n'a plus jamais voulu jouer devant moi. C'est une réelle grandeur pour un professeur d'accepter d'un élève une technique totalement différente de la sienne.

Peut-on dire qu'à votre tour vous avez créé une "école Savall" ? Existe-t-il des gambistes que vous reconnaissez comme vos disciples ou est-ce une notion qui vous est totalement étrangère ?

J'ai enseigné à la Schola Cantorum de Bâle pendant presque vingt ans, j'ai eu beaucoup d'élèves dont certains font maintenant une belle carrière. Mais je pense que ce sont la personnalité et le talent qui sont en chacun d'eux qui donnent un tel résultat. Le maître doit aider, simplement. Je ne veux pas qu'il y ait d'"école Savall". Il n'y a pas d'intermédiaire entre soi et la musique, il faut comprendre soi-même. Cela dit, il y a aujourd'hui beaucoup de musiciens que j'ai accompagnés à un moment, qui ont trouvé leur voie, et avec lesquels j'ai beaucoup de plaisir à me retrouver.

Quelle est l'incidence de vos origines catalanes dans vos choix d'interprétation ? Y-a-t-il un "accent catalan" de la musique ancienne ?

Cela me fait beeaucoup rire quand on m'appelle le "gambiste catalan" ! Les origines d'un homme vont beaucoup plus loin que ses parents immédiats ! Toute la famille de mon père vient de Valencia, au sud de la Catalogne, une région d'extravertis chaleureux. Du côté de ma mère, c'est le sud de la France. Vous voyez le mélange ! Je me sens parfois plus proche de certains musiciens d'autres pays que de certains espagnols. Ce n'est pas le fait d'être catalan qui compte, mais le caractère, la sensibilité, et une certaine façon d'être.

On assiste aujourd'hui (en tous cas certains artistes comme Gabriel Garrido ou Antonio Florio le revendiquent) à une réappropriation par les interprètes méditerrannéens de leur répertoire ancien et baroque. Mais n'avez-vous pas été le chef de file de ce mouvement de bascule du monde baroque vers le sud, face aux traditions anglo-saxonnes ?

Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une sorte de renouvellement, par exemple en Italie, dans des pays qui sont restés trop longtemps inactifs et dont malheureusement les structures sont encore absentes. Mais là encore, il ne faut pas mettre tout le monde dans un grand concept général de "méditerrannéen" : écoutez deux violonistes comme Gatti et Biondi, ou deux ensembles comme le Concerto Italiano et la Capella della Pieta dei Turchini : leurs points de vue sont très différents, et c'est normal. Il faut de la diversité.

Comme beaucoup de musiciens baroques, vous pratiquez également la direction. Envisagez-vous, comme certains, d'aborder d'autres répertoires ? Pour aller très loin, peut-on rêver de Savall dirigeant Beethoven ou Malher ?

Pas Malher, non, mais Bruckner, oui, je le ferai, l'automne prochain... C'est l'un des aspects de mon travail : se replonger dans d'autres répertoires pour élargir mes connaissances et retrouver des émotions différentes. Il ne faut pas oublier que j'ai passé beaucoup de ma vie avec ces compositeurs. En fait, contrairement à ce que prétendent les détracteurs du baroque, notre génération a grandi avec, et c'est pourquoi nous avons beaucoup de plaisirs à nous retrouver avec des instruments originaux et une approche qui refuse les conventions actuelles. Il faut arriver à la situation idéale de faire la musique que l'on rêve, ou en tous cas y tendre. C'est pour cela que je ne me sens pas encore prêt pour les Passions de Bach, parce que j'attends de la réaliser avec un ensemble vocal dont je rêve : moitié germanique, moitié latin.

Venons au monde du disque... Vous avez la réputation d'être extrêmement exigeant sur les conditions d'enregistrement et la qualité du résultat final. L'éternel débat "musique vivante" contre "musique en boîte" vous concerne-t-il ?

Ce qui compte seulement, c'est l'authenticité de la démarche. Les deux approches sont complètement différentes. Le concert doit apporter la richesse de l'impact immédiat qui se prolonge dans le souvenir, le disque c'est le souvenir, il lui faut comme dans un poème de l'attention dans les détails, mais surtout suggérer les choses. Le disque est l'aboutissement du travail en concert, mais il doit aller encore plus loin, être plus spirituel et plus maîtrisé à la fois. On peut y prendre plus de risques qu'au concert, puisqu'il peut y avoir une autre prise, mais en même temps il ne faut pas perdre la spontanéité de l'expression. Donc le disque doit être un moment d'apprivoisement exceptionnel. C'est pourquoi j'ai toujours peur du moment où l'on dit : "cette fois-ci, on arrête" !

Vous créez ce nouveau label, Alia Vox, dont vous assurerez la direction artistique. Alia Vox, autre voix et autre voie... N'est-ce pas la conséquence inéluctable de votre souhait de pouvoir tout maîtriser, du choix du répertoire à celui de la date de parution ?

C'est la conséquence de ma vision, de mon expérience, de mon besoin d'indépendance. Cela fait trente ans que j'enregistre pour différentes maisons, et j'avais envie depuis longtemps de faire par moi-même les choses. Aprés tout, je me sens maintenant assez grand pour marcher sans parents à mes côtés ! Ce n'est pas si facile, parce que le système du disque fonctionne comme les confréries du Moyen-âge, avec plein de prérogatives sur qui fait quoi. Mais pourquoi un musicien ne pourrait-il pas aujourd'hui récupérer tous ses outils : depuis la recherche de partitions, le travail, le concert, l'édition, l'enregistrement, c'est la même démarche, en permanence. Y compris réparer lui-même son instrument s'il le casse. J'ai passé tellement de temps avec les luthiers ! Je souhaite en bref maîtriser toutes les étapes, pour livrer un produit plus personnel, pour le plaisir du musicien et celui de l'auditeur.

Quelles sont vos attitudes face aux nécessités du monde du disque, promotions, distribution, etc... Cela ne nuit-il pas au travail purement artistique ?

De toute façon, la promotion, quel que soit le statut, il faut la faire. Dans certains cas, la présence du musicien est indispensable, et cela ne change rien si l'on s'édite soi-même. Ce que j'apprends maintenant, c'est comment on fait un livret... Mais il y a déjà une équipe solide en place, qui gérait les concerts, donc la structure technique existait déjà.

Vous souvenez-vous de votre premier enregistrement ?

Mon premier disque d'ensemble, c'était de la musique catalane de la Renaissance, vers 1965. Et le premier en solo, c'était Diego Ortiz en 1968 pour Hispavox.

Quel est votre meilleur disque ?

Le prochain. Je sais, la réponse est classique, mais que vous dire d'autre ? C'est comme demander à un père quel enfant il préfère. Je ne suis pas un discophile, pas vraiment. Je vais plutôt au concert. Mais j'écoute les disques des absents, Erich Kleiber, Casals... Quant à savoir lesquels je garderais sur l'île déserte... Aucun, ou tous. Ou alors je ne prendrais que mes partitions.
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C'est fascinant, merci

PS: Bon j'ai retrouvé mes lorgnons alors je rétrécis

[Modifié le 12/28/2004 3:19:53 PM]


   cfec_sz
  2004-12-27 Réponse #40  

Voulais-tu empêcher les gens de lire en diagonale?


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