5 septembre 2008 - 13h59



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  Auteur  
                Message 33 réponse(s)  
  Notre choix de mourir?
  mimas_sz
  2005-01-30 Sujet soumis  

Ici, j'aimerais connaître votre opinion sur un sujet assez délicat.
Cet article nous dévoile certaines préoccupations sur le "suicide assisté".

Cliquez ici pour visiter la page!

Cet homme souffre de fibrose pulmonaire. Cette maladie peut être comparée à un sac de papier brun (donc rigide, sec et dur) représentant nos poumons. Ce sac ne fait pas son travail adéquatement. Il laisse s’échapper tout l'oxygène, il ne l'absorbe pas vers le sang. Donc, ces patients, à une phase très avancée de la maladie, seulement le fait de se redresser dans leur lit entraîne un essoufflement qui peut durer plusieurs minutes. Donc, imaginez-vous dans un lit, au repos et essoufflé au moindre gestes. Manger pour eux est également un effort incroyable. Ils ont besoin d'oxygène en permanence et malgré celle-ci, comme je le mentionnais, même à des concentrations élevées, elle ne se diffuse pas dans le sang.
Est-ce une vie?
~~> Pour lui, non... elle ne l'est plus.
Je vous invite également à aller visionner ce film

Cliquez ici pour visiter la page!

Je suis encore bouleversée de ce film.

Oui l'éthique a une place importante dans plusieurs situations, mais je crois que la personne humaine a également une place dans ce droit de choisir. (Bien entendu, ici sont des situations extrêmes, mais elles se rencontrent dans notre monde qui est la santé)


Inconnu
  2005-01-30 Réponse #1  

Douloureux sujet que celui-là.

Pour ma part, je suis profondément convaincu que j'ai le droit de décision sur ma vie ou sur ma mort car je m'appartiens.

Donc, pour moi, la décision de s'enlever la vie est avant tout une considération morale, donc obligatoirement de croyance religieuse.

Personne ne devrait s'ingérer dans ça tant que la personne est en pleine possession de ses facultés mentales.


   mimas_sz
  2005-01-30 Réponse #2  

humm...
effectivement, je suis en accord avec vous Fantomass..
Mais, à un stade ou la maladie est devenue très sévère, les facultées mentales sont malheureusement la première porte "fermée" Re: Cette personne prend-t-elle des médicamments pouvant altérer cette dernière? (souvent ces malades reçoivent d'énormes doses de médications contre la douleur, contre l'anxiété.)
Ce que j'entends souvent est cette phrase à cette demande de la part de certains malades: "il est en dépression et c'est normal. Appelons le psychiatre pour une consultation"...

Également, les testaments biologiques sont contestés du point de vue de Légal/Étique.~~>pourtant, ceux-ci sont faits avec toutes les facultés mentales? Mais, le questionnement posé est: "nous ne pouvons connaitre exactement le véritable choix du malade les derniers jours AVANT d'être réhospitalisé". J'avoue que moi-même je m'y laisse prendre avec ce questionnement. <~~
Il n'y a pas de constante dans la pensée himaine.






Inconnu
  2005-01-30 Réponse #3  

Exactement Mimas.

C'est pour toutes ces raisons qu'on n'en finit pas de tourner en rond et qu'aucune décision n'est jamais prise.

Il est aussi très dangeureux que la vie d'une personne complètement sans défense se retrouve entre les mains de gens pas toujours bien intentionnés et qu'on se serve contre lui de ce désir en s'en servant à des fins criminelles, etc...

Plein de points ont été soulevés à ce sujet qui sont tous aussi valables et considérables les uns que les autres.

C'est pour toutes ces raisons que, plus on réfléchit au problème, plus les choses à considérer ne finissent de s'additionner et rien ne bouge.

Parce qu'à la base, c'est pourtant simple...


   Zutdezut_sz
  2005-01-30 Réponse #4  

Fantomas pas si sur que ce sois si simple
Ca pose un paquet de question morale et d'ethique.
Je soumet ce lien juste pour etablir certaines questions que ce débat peut souleverCliquez ici pour visiter la page!



Inconnu
  2005-01-30 Réponse #5  

Zutdezut,
je crois que tu m'as lu trop vite!
Ce que je dis c'est que c'est justement loin d'être simple.

Quand je dis qu'à "la base c'est si simple", je réfère au droit que devrait posséder tout être humain de disposer de son choix de vivre ou de mourrir.

Quand je parle de suicide assisté ou d'euthanasie, je suis loin de dire que c'est simple!


   Zutdezut_sz
  2005-01-30 Réponse #6  

En outre, pour certains, la raison première de leur volonté de mourir ne réside pas dans le fait qu'ils souffrent d'une maladie incurable mais dans la perte de leur indépendance, de leur dignité et de leur capacités.

Ca parais simple quand nous sommes comme presentement...en santé...et on se dis si je tombe malade je veut qu'on me débranche....je ne veut pas dépendre de personne...

Autoriser llibrement le choix de mourir...est-ce d'encourager le nombre de suicide?Décision individuel dans une société de plus en plus individualiste...

Marcel Tremblay a toutefois relancé le débat sur l'euthanasie. Selon M. Mishara, il ne faut toutefois pas en venir à penser que la mort est la seule façon de soulager les souffrances des individus. Même dans les pays où cette pratique est légale, les règles sont très strictes.


Cliquez ici pour visiter la page!


   Zutdezut_sz
  2005-01-30 Réponse #7  

On pourrais tourner le debat a l'envers...quoi faire avec le debut de la vie?

Les enfants nés prématurément par exemple...dois t-on a tout pris s'acharner a les sauver?...Pour qu'il risque d'avoir une vie de souffrance par apres? Et qu'ils decident par eux meme a 18 ans d'en finir ou pas?

Pour etre franc je ne sais pas quoi penser. Si je ne pense qu'a mon moi-meme...oui j'aimerais qu'on me laisse decider si je veut en finir ou pas.

Socialement je pense que ca implique un paquet de probleme moraux et ethiques graves qu'il convient d'analyser avant d'autoriser légalement un geste comme celui-la.

Faut s'assurer que c'est un geste murement réfléchi et entre autre s'assurer que la personne est vraiment saine d'esprit quand elle décide de poser ce geste. Les médicaments ou autres peuvent empecher un raisonnement clair.

Comme exemple, on conteste souvent une personne qui a fait son testament alléguant qu'elle n,etais pas saine d'esprit au moment de le rédiger.

Alors imaginer..se donner la mort....







[Modifié le 1/30/2005 3:37:30 PM]


   Zutdezut_sz
  2005-01-30 Réponse #8  

Et puis il me viens cette réflexion...Decider de mourir est un choix purement égoiste.

Me semble qu'autoriser le droit de mourir c'est de dire que la Vie ne vaut plus grand chose.

Vous allez dire que j,ai une fixation mais si je prend par exemple les juifs en Allemagne qui ont souffert sous ce régime Hithlerien...ils se sont battus jusqu'a leur dernier souffle pour survivre...
Je pense a Christopher Reeves qui a esperer jusqu'au dernier moment de marcher a nouveau, en travaillant fort pour y arriver.

Ce sont de beaux exemple de courage et de tenacité je trouve.

Autoriser la mort, comme société c'est baisser les bras trop facilement.

La seule chose avec laquelle je suis plus au moins d'accord aujourd'hui c'est l'acharnement thérapeutique. Maintenir artificiellement en vie quand c'est terminer.


Inconnu
  2005-01-30 Réponse #9  

j'abonde dans le meme sens qu'un certain auteur russe du 19e siecle ... le seul droit que possede vraiment un etre humain et dont il peu disposer comme bon lui semble c'est la mort. Je ne fais aucunement l'apologie du suicide, mais il faut nuancer nos jugement lorsqu'il est question d'un sujet aussi délicat. Ces gens qui souffre et qui ne possedent aucune qualité de vie ont le droit de vouloir mettre fin à leur vie et de le faire...selon moi!


[Modifié le 1/30/2005 4:12:06 PM]


Inconnu
  2005-01-30 Réponse #10  

Pour ma part, Je ne suis pas pour la vie à tout prix.
Si, je n’ai pas eu la liberté de naître, j’aimerais avoir la liberté de mourir, lorsque j’estimerais que je ne souhaite plus assumer ce qu’elle m’impose et me demande de vivre.

Je voudrais pouvoir mettre un terme à quelque chose qui me démolit au lieu de me construire.
Oui, j’aimerais pouvoir être responsable d’une décision dans laquelle je suis la première personne concernée, même si en tant que membre d’une collectivité humaine, je reconnais avoir des responsabilité à son égard. Ce pourquoi, je souhaiterais que cette collectivité me donne le droit légal d’agir suivant mon propre désir. Qu’elle respecte ma décision. Je comprends parfaitement M. Tremblay. Cela me semble une décision responsable et lucide.

J’avais 20 ans et j’ai vécu l’agonie de ma mère… J’ai écrit ceci :

Mais vous rappelez-vous, Madame, ce matin du 14 octobre 60. Je vous ai appelée désespérément, ce jour là, alors que ma mère n’en finissait pas de souffrir et de dépérir. Elle avait 59 ans. Quelques années de moins que celles que j’ai aujourd’hui. Mais vous tardiez laissant s’exprimer les signes d’une longue et pénible agonie. Ces heures d’agonie ou le silence se meublent de douloureux gémissements, de ces difficultés d’un souffle-râle étranglé au rythme qui se meurt. J’étais là perdue au creux de mon impuissance, ne ressentant même pas le besoin de laisser s’écouler le trop plein de ma peine. Et personne de toutes ces blouses blanches dont je devinais les pas feutrés dans les corridors, personne n’eut le geste de compassion pour l’aider à vous suivre dans la paix et la sérénité. Pourquoi avoir tant tardé, Madame, pour abréger ses atroces souffrances ? Pourquoi ? Qu’avait-elle fait pour se mériter un tel départ ? Je n’ai toujours pas de réponse, mais, sans doute, aviez-vous vos raisons ?

À partir de ce moment, j’ai compris que je ne voulais pas quitter la vie de cette façon. Qu’il me semblait que la compassion était un vain mot…

De la même façon, je suis contre l’acharnement thérapeutique, contre le maintien en vie de grands prématurés.
Stephanie Nano A Associated Press New York
Une grossesse normale dure de 37 à 42 semaines. Marlow et ses collègues ont suivi 241 enfants âgés de six ans environ, nés entre 22 et 25 semaines. Selon les résultats, 46 % d'entre eux présentaient des handicaps modérées ou graves, notamment une paralysie cérébrale, une perte de l'audition et une baisse de l'acuité visuelle, et des problèmes d'apprentissage; 34 % étaient légèrement handicapés et seuls 20 % ne présentaient aucun handicap. De plus, 12 % présentaient une paralysie cérébrale handicapante.






   coolgirl4258_sz
  2005-01-30 Réponse #11  

heuuu les juifs se battaient pour vivre...c,est pas la même chose. je crois qu'il faut aller visiter els hopitaux, voir les gens en phase terminale..dépendant de tout..souffrir pour rien car la fin approche..L,amour n,est il pas justement là pour faire éviter les souffrances et permettrent à ceux qu'on aime d,arreter cette mort lente, inévitable? ou en sommes nous? encore avec la crainte qe le fait de donner la mort nous conduit directement en enfer?..si jamais je deviens si malade que je devrais en perdre le controle, je voudrais mourir...et laisser un souvenir de soleil...je crois aussi qu,il est important de préparer ses proches à cette éventualité,,,faut aimer beaucoup pour laisser mourir qq dans la dignité...alors aimons....


Inconnu
  2005-01-30 Réponse #12  

Deux cas qui me sont très proches qui me font dire non à la vie à tout prix moi aussi et oui au libre choix de choisir de mourrir.

Mon père à qui à presque 80 ans ont a installé un stimulateur cardiaque et que j'ai vu souffrir... Mais souffrir ce pauvre homme... Pendant presque un an et ne faire que séjour et séjour et séjour à l'hôpital pendant tout ce temps, et additionner les maux à partir du moment où on lui a implanté cette fichu batterie. Pour survivre quelques mois de plus mais en souffrant tellement... C'était un vieillard de 80 ans, son coeur était fini! Pourquoi lui avoir mis ça quand son coeur refusait de battre parce qu'il était fini pour l'obliger à battre encore? Pourquoi ne pas l'avoir laissé partir tout simplement quand c'était son heure... Sans souffir tous ces mois inutilement?

Et ma mère, à 72 ans qui était hospitaliée depuis trois mois couvertes de plaies de lit de la tête aux pieds avec un coeur qui n'arrivait plus à l'oxigéner correctement. Qui aurait eu besoin pour survivre d'une transplantation coeur/poumon; mais on ne fait pas ça à cet âge. Et c'est correct comme ça. Mais la nature a voulu que son coeur n'en finisse plus de finir et nous la voyions souffir sans bons sens, elle suffoquait comme une noyée régulièrement nuit et jour parce qu'il n'arrivait plus d'oxigène à ses poumons. Et on ne savait plus comment la coucher à cause de toutes ces plaies qui recouvraient son corps... Et elle suppliait de mourrir. Elle demandait à mon père de venir la chercher. Elle était d'une lucidité en plus.... C'était à fendre le coeur de n'importe qui. Alors quand le cardiologue nous a proposé à ma soeur et moi de lui donner un médicament qui lui permettrait de ne plus suffoquer comme une noyée à tout bout de champs comme ça, elle paniquait tellement quand ça arrivait... quand ce médecin nous a proposé ce médicament en nous disant qu'elle ne suffoquerait plus mais qu'en lui administrant ça son coeur ne tiendrait pas, que ce ne serait plus qu'une question d'heures, tout au plus de quelques jours... La décision a été une des plus horribles que j'ai eu à prendre dans ma vie.

Mais j'ai dit oui... Ma soeur aussi.
Et Dieu comme nous l'aimions.
Et elle aussi le savait.
Elle est morte trois jours plus tard mais elle n'a plus jamais paniqué parce qu'elle étouffait.

Alors non, je ne suis pas pour la vie à tout prix.


Inconnu
  2005-01-30 Réponse #13  

Pour ma part si jamais une maladie grave et la grosse souffrance tel que cancer avancé la et sida et autres maladies, un accident me rendait légume comme on dit si bien JE veux la piqure du sommeil à tout jamais c'est ca que je veux. Laissons faire la religion, les codes d'ethique ou ce que les autres diront. Moi je me dis on a pas le droit à des souffrances abobinables que la medicine ne peux elle meme soulagée.

Dans de tels cas je dis oui à mourir et je ferais ca en douce juste ma famille ou sans.

Notre vie nous appartient.




Inconnu
  2005-01-30 Réponse #14  

Signe des temps, on va devoir s'adapter aux nouvelles réalités de la vie moderne.

Je dit ça, c'est que l'espérance de vie continue d'augmenter, sans toutefois garantir à tous, la qualité de vie pour en bénéficier.

Avec l'augmentation du nombre de personne âgées, ils va s'en trouver de plus en plus avec une santé précaire du genre de Mr Tremblay.

On fait quoi de ces gens? Les coûts des médicaments, d'hospitalisation, de distance parfois (régions éloignées), d'entretien, vont bientôt peser dans la balance, et il faudras bien faire des choix. On ne pourras pas toujours remettre a plus tard.

Pensez vous que les jeunes vont travailler dans des jobs précaires et payer des impôts qui vont servir à entretenir des vieux, et payer des jeunes retraités jusqu'à la fin de leurs jours?

Si au moins il y avait statistiquement des chiffres encourageants, mais il a moins d'enfants par foyer, et on fait appel à l'immigration pour combler les ¨vides¨.

Faites vos conclusions, mais j'vois pas comment on pourras aider la société si elle même ne fait pas sa part.

-----

J'trouverais plus humain en ce qui me concerne :

1- Salon funéraire
2- les proches
3- Papiers notariés ou judidiques
4- Médecin du gouvernement
5- Le ¨patient¨ toujours en vie.

Tu fait un p'tit party, pis après le souper, tu t'éteint avec les tiens bien tranquille, cérémonie complète, et la vie continue.

J'ai vu à l'hôpital, des gens s'éteindre loin des leurs. Beaucoup étaient seuls et agés.

[Modifié le 1/30/2005 6:06:41 PM]


Inconnu
  2005-01-30 Réponse #15  

Ouf!

Je considère que Mr. Tremblay avait le droit d'accomplir cet acte car il s'agissait de sa vie. Il était lucide et ce fut un choix strictement personnel.

Ici, je ne parlerai pas de gens qui ne possèdent plus vraiment la possibilité de prendre des décisions éclairés ou de gens qui, pour des raisons xyz ... décident qu'ils en ont assez.

Je parle plutôt de personnes qui ont accepté de faire prolonger leur vie par médications ou traitements divers... mais que bien malheureusement, la fin du chemin est arrivé...

Je parle de ceux aussi dont la vie s'achève, sans aucune qualité de vie, qui sont fatigués de se battre, qui ont la certitude que la mort serait une douce délivrance comparativement à ce qu'ils vivent.

Si je parle cancer avec sursis... croyez bien qu'il vous rattrapera au détour...

À ces gens, peut-on leur remettre leur droit de mourir s'il le désire puisqu'ils seraient déjà mort s'il n'y avait pas eu l'intervention humaine.

Ma croyance à moi, mon ultime conviction, c'est de laisser le libre choix et même apporter soutien à ceux qui en feraient la demande.

En tant que société, nous avons toujours priorisé la vie mais à quel prix parfois...

Le monde médical offre sur un plateau d'argent des prolongations de vie qui apportent souvent de pires maux que la maladie elle-même. Le sursis offert peut être édifiant ou bouleversant. Personne ne peut affirmer vraiment...

Une stat demeure une stat...

Sans intervention humaine, cette personne serait déjà donc décédée. Puisque nous nous octroyons le droit de prolonger la vie, aurions la décence de lui remettre la liberté de mourir s'il le désire?

Il ne faut pas oublier que sans intervention humaine, il serait déjà mort... la science a fait en sorte de lui permettre de vivre un peu plus longtemps. La science gagnera une bataille mais la mort gagnera la guerre de tout façon.

Personne n'est immortelle!

Je crois que le monde médical aurait à revoir sa conception de la vie et de la mort.... La vie à tout prix... je n'en suis plus sûre...

Pour ma part, j'espère demeurer assez lucide et avec assez de force pour avoir le temps d'agir si un jour, j'en suis rendue à ce stade. Je ne veux pas devenir un poids pour mes fils...

J'ai une collègue qui s'est occupée de son conjoint devenu neuro-végétatif, et cela, durant de nombreuses années.

Si vous pouviez imaginer tout ce que cette femme a vécu... et le pire, c'était de vivre avec cette culpabilité de souhaiter qu'il meure parce qu'elle n'en pouvait plus...

La mort n'est pas au top 10 du palmarès, j'en conviens... mais elle demeurera toujours au palmarès.


Inconnu
  2005-01-30 Réponse #16  

Me semble qu'autoriser le droit de mourir c'est de dire que la Vie ne vaut plus grand chose


Tu vois, Zut, je crois que la Vie vaut énormément. Mais, elle n’est pas statique, elle fluctue et à mon sens, elle peut arriver à perdre de sa valeur, à ne plus valoir grand chose, lorsqu’elle apporte à l’être humain un fardeau tellement pénible à supporter que cet être aspire seulement à mettre fin à ce qui est devenu insupportable.

Va-t-on s’arroger le droit de décider pour lui ? Va-ton lui imposer de force ce qu’il ne souhaite plus ? Est-ce réellement respecter un personne humaine que de lui imposer nos propres valeurs ?
Tout un questionnement que je me suis tjrs fait à propos du suicide. Et, depuis 1973, le suicide n’est plus un acte illégal au Canada. Le suicide est prohibé par la religion catholique, cette religion d’amour…. qui refusait même au suicidé des obsèques religieuses. Je crois que maintenant, l’église catholique permet l’enterrement religieux d’une personne qui s’est donné la mort…N’était-il pas temps, pour elle, de faire preuve d’amour infini à l’image du Dieu qu’elle vénère ?



Inconnu
  2005-01-30 Réponse #17  

Personne n’est immortel

C’est exact et la nature a toujours le dernier mot.

Tu vois Ssens, il me semble que dans cette volonté de reporter l’échéance de la vie à tout prix ou encore de la maintenir alors que la nature est loin d’avoir achevé son œuvre, je le ressens comme une manifestation de l’orgueil humain. Car n’a-t-il pas dans l’acceptation d’un fait inéluctable, un acte d’humilité de soumission à une puissance que l’on reconnaît supérieure ?
L’homme veut rivaliser de puissance avec la nature…mais la nature sera toujours plus forte que lui. Le tsunami récent n’en est-il pas la preuve ?


   Zutdezut_sz
  2005-01-30 Réponse #18  

Mon grand-pere est deceder en 1972, j'avais 9 ans. Il eut 3 operations pour qu'on lui pose un "pacemaker" ce qui lui a permis de vivre quelques années de plus. Il a fait des séjours a l'hopital souvent.

Ces quelques années de plus qu'il a vécu m'as permis de le connaitre. Meme si je ne l'ai pas connu longtemps je garde de bon souvenir de lui.

A vous lire je pensais aux cas de ces enfants qu'on nous presente a la tele et dont on demande des dons pour des operations, pour des greffes de coeur etc. Des enfants qui devront dans certains cas vivre en prenant 25 pilules par jours. Devrions nous laisser la nature faire son oeuvre? Prolonger leur vie au risque de souffrance?

Ca depend des cas...qui sommes nous pour juger si quelqu'un doit mourir? M. Tremblay a commis un suicide...ce que tout le monde est libre de faire lorsqu'on est autonome.

Le suicide assistée ou l'euthanasie implique un geste venant de quelqu'un d'autre. Autorisé un ami, de la parenté ou un medecin a mettre fin a ses jours. Pas toujours évident me semble.

On fais quoi avec ces enfants atteints de mongolisme? Qui dependent 24 heure sur 24 d'un autre. Ceux qui s'en occupent vous dirons qu'on apprend beaucoup de ces personnes qu'ils sont attachant etc...Qui vous dis qu'ils ne veulent pas mourir?

Je mele peut etre les choses. La vie a tout prix... peut etre pas...dans des cas extremes.

M. Tremblay etait-il un cas extreme. Ses petits-enfants l'aimaient peut etre et aurais aimer encore avoir leur grand-pere meme si il etais tres malade. Il etais encore lucide. Sans doute avait t-il des choses a raconter etc...











Inconnu
  2005-01-30 Réponse #19  

Sergyann,

J'abonde en ton sens... L'orgueil humain... perdre la face devant la mort... mais il faudra bien en prendre pour son rhume... La mort est et demeurera.

Nous avons tellement transgressé les lois naturelles que nous en paierons nécessairement le prix.

Certains diront que je suis pessimiste, moi, je me dis seulement réaliste.

Encore une conviction profonde... une intuition qui devient de plus en plus vivace...

Et celle-ci est tellement forte parfois que j'aimerais que mes fils ne me donnent jamais de petits enfants même si je désire ardemment être grand-maman.

Je ne voudrais pas qu'il ait à souffrir de nos erreurs.

Enfin... je vais souper, mon p,tit bedon crie famine!

Bonne soirée Sergyann!


   mimas_sz
  2005-01-30 Réponse #20  

Alors, voilà…
Difficile question, n’est-ce pas ?

Concernant l’Holocauste, il y a en nous, je crois, un désir de survie. Personne ne réagit pareillement à événement comparable. Certain à cette période ont sûrement, à un moment donné, désirer mourir. Mais bon, ce n’est pas le but de ce message.

Moi je remarque que l’on ne peut pas légiférer sur une telle question car, je remarque que beaucoup d’opinions diffèrent. L’on se réfère, dans ces situations, à soi.

Toujours à soi…

Moi avec les gens que j’ai côtoyés et qui souffrent, quelques uns, malgré leur maladie désire vivre et vivre !!! D’autres, mourir.
Certaines personnes voyant ces être qui ont de la difficulté à le lever disent : « ça pas de bon sens, il devraient l’aider à partir… »
Mais, sommes nous cette personne ?
- non !

Moi j’avoue qu’il est difficile ce choix. Et pour la personne qui le désire et pour la famille/les proches et pour le personnel médical/soignant.

Toutes ces pensées viennent si greffer et attiser les débats.

Les personnes, jusqu’au dernier moment de leur vie on droit à La Vie.

On pourrait aller plus loin dans tous ces débats… très loin…

Qui a droit à une transplantation pulmonaire ??? Qui a le droit à une transplantation cardiaque ? Y a-t-il un age pour cesser ces interventions si coûteuses pour l’état ??? Moi je me questionne. La grand-maman de 85 ans, qui marche tous les jours… et qui, l’été, fait son potager… De plus, elle est en meilleure santé qu’une autre personne ayant 60 ans !! La dame de 85 ans fut infectée par une bactérie qui entraîna une insuffisance cardiaque grave (de la difficulté à envoyer le sang vers les organes) et l’autre… 60 ans, grand homme d’affaires, maladies coronariennes depuis plusieurs années et qui fit un infarctus massif affectant son cœur au point où il ne lui reste que la transplantation comme solution possible de survie.…
Ces 2 personnes désirent ardemment VIVRE !!! Mais il n’y a qu’un cœur de disponibles pour le moment

Lequel des deux y a droit ?
A-t-on le droit de perdre du temps vers les juges d’États ?

Chaque être est unique et, ici à cette question… beaucoup de réponses vont diverger…

Pour ce qui est de l’assistance au choix de mourir, moi j’avoue être à l’aise dans ce choix des individus. Je ne parle pas des dépressions où la souffrance morale est grande, ici il faut tenter de soigner et apporter une autre forme d’aide. Mais si cet individu ne a perdu ce désir de vivre, il n’aura pas nécessairement besoin des autres pour mettre fin à ses jours.

Et demander à l’état un tel choix à faire pour un individu est également utopique.
Je crois que ce choix est très « personnel » et un accompagnement vers une mort guidée par une équipe bien formée, accompagnatrice peut donner de bons résultats.
Mais encore…

Les 5 dernières minutes avant de mourir appartiennent aussi au malade si son désire se renverse…

Et,…
Ne jamais oublier la personne qui posera le geste du dernier moment. C’est un geste qui peu sembler assez simple… (Une injection médicamenteuse et c’est fini)
Moi, travaillant dans le milieu, je ne sais pas si je serais capable de poser un tel geste…
Bref, je dois vous avouer que j’en serais incapable.

Pour moi, ce sera tout.

Merci pour vos idées.





[Modifié le 1/30/2005 8:28:15 PM]


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